ACTE V, SCENE II. iu,j
A force de forfaits, te voilà parvenu A la tranquillité que donne la vertu.
Mais tremble, scélérat 1 si la terre étonnée Aux fortunés brigands gémit abandonnée ; Du moins tels sont les jeux ou les lois des destina , Ces aveugles tyrans des malheureux humains , Que, se reproduisant par ses fausses maximes, Le crime est en tout temps puni par d'autres crimes. Ton exemple sur toi sera bientôt suivi : Un jour ces vils mortels qui t'ont si bien servi , De quelque autre Anténor dressant les nouveaux
pièges, Lui vendront , comme à toi , leurs fureurs sacrilèges. Ah! puisse le premier ton indigne Rhamnès De ton art contre toi déployer les secrets ; Et, te foulant aux pieds sur les marches du trôn< , De ton front tout sanglant arracher la couronne I Adieu. Je vais chercher l'arrêt de mon trépas. Je l'avoùrai, la vie eut pour moi des appas ; Mais le ciel maintenant m'en fait hair l'usage. Comment aimer le jour qu'avec toi l'on partage :' ( il sort avec quelques gardes. )