ACTE III, SCEIN'E III
Ah ! mon zèle pour vous m'a fait son assassin, Je coramandois au bras qui lui perçoit le sein. Doublement parricide, bêlas 1 ma barbarie Frappe depuis trois ans le sein de ma patrie : Les feux qui dévoroient nos moissons , nos cités Ont éclairé par-tout mes pas ensanglantés. Envers vous et Valois pour n'être plus perlîde , Je retourne aux climats où le remords me guide , Je vais près du Jourdain rejoindre ces guerriers Dont un sang fraternel ne teint pas les lauriers. Et le mien...
EDOUARD
Quel transport de v(jtre ame s'empare.** Dans quel oubli honteux la douleur vous égare ? Pleurez la mort d'un frère et sur-tout ses erreurs : La patrie à mes yeux coùloit aussi des pleurs : Mais quoi ! c'est en son chef, en moi qu'elle réside ,
( reganlant les bourgeois. ) Non dans l'obscur ramas de ce peuple perfide. H A R c o u R T.
Seigneur...
Ecoutez-moi. Bien loin de consentir A cet exil suspect... que je dois prévenir ; Si j'épargnois pour vous ce maire et ses complices . Je voudrois par leur grâce enchaîner vos services.
SAINT-PIERRE , vivement à Harcoiirt.
Ne la méritez pas. Totre noble remord , S il vous rend à mon roi , paye assez notre mort.
EDOUARD, à Saint-Pierre.
Sortez.
f à des soldats. )
Dans la prison qu'on aille les conduire, Qu'ils attendent l'arrêt que je dois vous prescrire.
(les bourgeois sortent. )
( à d'antres soldats. ) Appelez Aliénor... Non ; vous-même, Mauni , Priez-la de vous suivre et de se rendre ici.
( Mauni sort. )