ACTE III, SCENE IV. i
Eafîn les jours proscrits de ce coupable maire.
(ils s'asse^ent. ) La victoire, lidelle au plus juste parti , Va traîner à son char mon [)euple assujetti. Déjà laissant par-tout des traces de ma 1,'loire, J'ai franchi la Dordogne, et la Seine et la Loire; Avant que ma valeur triomphât dans Créci, J'ai porté mes drapeaux jusqu'aux champs de
]N euilli ; Encore une bataille et Paris me couronne. Mais les premiers Fraucoisqui, m'appela ut au lrô;;e. De mes droits reconnus sont les dignes appuis. Doivent de ma grandeur cueillir les premiers fruits. Prenez ce titre auguste à ma reconnoissance : Vous avez sur un père une entière puissance : Son exemple et le vôtre, en tous lieux révères , Entraîneront les coeurs par ma gloire attirés. Je mets à ce service un piix inestimable : J'élève votre père au rang de connétable ; D'Harcourt , que vous aimez , j e fais un souverain ; Et , vice-roi de France , il reçoit votre main. Londres plus que Paris exi:^e ma présence : Vous serez mon égale et reine en mon absence : C'est au trône en un mot que vous pouvez monter ; Mon estime vous l'offre, osez le mériter.