‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 155 sur 361 · ACTE III, SCENE V. i8i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V. i8i

Qu'entends-ie?

(à Edouard. ) (à llarcourt. ) Ton arrêt. Jamais à son courage Je n anrois pu tracer une leçon plus sage. [Mais pour ces malheureux j'oserai tout tenter. Je sais quel défenseur/ e peux leur susciter; Un coeur pour qui le vôtre est peut-être sensible ; Que le bonheur encor ne rend pas inflexible... Que dis-je .-' votre armée où je porte mes pleurs Vous fera malgré vous abjurer vos fureurs : Ses chefs ne voudront pas que de votre injustice Le sanglant déshonneur sur leurs fronts rejaillisse ; Que l'univers accuse un peuple de héros D'avilir sa victoire en servant vos bourreaux . L'Anglois n'obéit plus lorsque son roi l'outrage, ( à Harcourt. )

Toi , vers nos citoyens que ta foi se dégage : Sans tes honteux exploits, maitres de leurs destins. Je les verrois vainqueurs, et vainqueurs plus humains :

Songe , si de la mort ton bras ne les délivre , Que tu m'as fait serment... dene leur point survivre.

( elle sur t. )

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