‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 164 sur 361 · M AU N I · texte numérisé non relu

M AU N I

Quoi I rien n'a désarmé le courroux du vainqueur, ÎNi les pleurs de son lils, ni les pleurs de la reine.*'

A L I t N OR.

Eh ! que peut la pitié sur cette ame inhumaine.-* N'a-t-il pas vu vingt fois d'un œil tranquille et fier Tomber des légions sous la flamme et le fer, Des débris et des morts couvrir les mers sanglantes, Enfin des nations pour lui seul expirantes .-* Son orgueil s'accoutume à compter les mortels Comme de vils troupeaux nourris pour ses autels ; Vous-mêmes , ses amis , aux dépens de vos têtes Il vous croit trop heureux d'acheter ses conquêtes : Des pleurs, hélas I des pleurs peuvent-ils amollir Un cœur qui dans le sang apprit à s'endurcir .'

Ah 1 tant de résistance irrite mon audace.

Dût mon zèle rigide assurer ma disgrâce,

Faisons parler enfin la dure vérité ;

D'un homme et d'un Anglois montrons la liberté,

SAINT-PIERRE

Généreux ennemi , qu'allez-vous entreprendre ? Ah ! daignez écouter...

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