‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 169 sur 361 · SAINT - PIERRE , AURELE , H ARCOURT · texte numérisé non relu

SAINT - PIERRE , AURELE , H ARCOURT

LES SIX BOURGEOIS, l'offICIER ; GARDES.

HARCOURT, à Tofficier et aux gardes.

Sortez , braves Guerriers ; J'ai des ordres secrets pour voir ces prisonniers. ( l'officier et les gardes sortent. ) ( aux Lourgeois. ) l'rançois... Ah ! de ce nom ne pouiTai-je être digne.»*

( à Saint-Pierre scliI. ) Je vois qu'à mon aspect votre vertu s'indigne : Oui, j'ai perdu mon frère, et vous, et mon pays; Cette main fume encor du sang de votre fils : Mais je viens adoucir le sort qui vous menace; De ce jeune guerrier j'apporte ici la grâce.

SAINT -PIERRE, avec joie.

Ciell

fîARCOURT.

Il seroit affreux que du commun malheur Une seule famille épuisât la rigueur...

SAINT-PIERRE

Quoi... ! quelqu'autrepourluis'offre-t ilau supplice.^ HARCOURT, vivement, comme une chose qui lui echaiipe. Sans doute, un autre y court avec plus de justice.

( à Aurcle , en se reprenant. ) Partez, l'échange est fait ; marchez au camp françois : Il û'esl pas loin du nôtre , et vos gu'de.s sont prêts. Allez; et, renonçant à des vertus stériles, Plus que votre trépas rendez vos jours utiles. Vous pourrez, dans une heure , assurer à mon roi Qu'Harcourt ne mourra pas sans lui prouver sa foi.

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