AU RE L E
Vivez donc en héros; moi, je meurs en soldat. Les besoins de l'état demandent un grand homme : La France vous regarde ,et la gloire vous nomme.
SAI>"T-PIERRE
( ù Hfircourt. ) Mon fils! mon digne fils... I Calmez ces vains transports, L'aveugle désespoir égare vos remords, Seigneur. Eh .' se peat-il que votre ame séduite Pense qu'envers mon roi votre mort vous acquitte ? Vous , devenu cou])able envers l'état et lui, Pour les avoir privés de leur plus ferme appui , Vous vous perdez enoore, inutile victime : Ah ! loin de réparer, c'est consommer le crime. Allez sauver la France, et d'une heureuse main Retirer tous les traits dont vous perciez son sein; Que je rende , en mourant , à cette auguste mère Le plus grand de ses fils... et le plus nécessaire. De nos jeunes François l'imprudente chaleur Des vertus du guerrier n"a plus que la valeur : Vous seul, creusant encor l'art profond de la guerre, Vous réglez d'un coup-d'œil les destins de la terre :