‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 174 sur 361 · EDOUARD, M AU M · texte numérisé non relu

EDOUARD, M AU M

JE D O U A R 'ai pesé vos raisons , j'en conçois l'importance • Sonvent la politique invite à Ja clémence. J'excuse dans Harcourt une aveugle chaleur Premier emportement de l'extrême douleur : Sans vous, par son orgueil ma coiere allumée L'eût dépouillé du rang de chef de mon armée. Le peuple de Calais, dans mon camp retenu , Peut-être par mes soins va m'être ici rendu. Je ne puis trop tenter pour fléchir sa constance Et je sens qu'il y va du trône de la France : Ces superbes vaincus , échappés à mes lois , Iroient par-tout apprendre à rejeter mes droits. Sur ce maire employons mon heureuse industrie Je connois le vulgaire ; i) chérit peu sa vie , Lorsqu'en un sort obscur il la voit consumer; Mais , s'il peut être grand, il commence a l'aimer. Je sais ses préjugés , et l'art de les détruire ; Tel brave les tourments qu'un bienfai t peut séduire* Et les rois ont toujours un charme impérieux Sur ces derniers humains, nés et nourris loin d'eux Ce maire a vu de près l'appareil du supplice ;

Qu'il vienne en ce moment.

M A U If I.

Je doute qu'il fléchisse.

O mon roi ! si son cœur résiste à vos efforts , "Vous êtes grand, mais fier; redoutez vos transports.

( il sort. )

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