SCENE III
EDOUARD , ALIENOR , MAUNI , vy hkract
d'armes J GARDES.
ALlÉXOR , à Mauni , voyant qu'on emmené Saint-Pierre. Ah ! Mauni, suspendez ce fatal sacrifice.
Mauni sort.
(à Edouard. ) Par votre ordre , seigneur, /e quittois ces remparts; Ce héraut de Yalois a frappé mes regards ; Et sa voix m'anuonçant les plus heureux présages, Je reviens avec lui racheter nos otages. Nous ignorons du roi le généreux dessein ; Lui-même en cet écrit l'a tracé de sa main : Mais on sait seuleaieiit qu'une offre inespérée De ses sujets proscrits rend la grâce assurée.
EDOUARD, lisant la lettre.
« Toi, qui t'osant nommer le vrai roi des François , a Dans les flots de leur sang fais chanceler leur trône, et Si tu veux épargner les héros de Calais , « .le t'oflre les moyens d'acquérir ma couronne, n Tiens seul , avec moi seul , par un noble combat , c< Finir tous les malheurs de nos sujets hdeles : « ?sotre intérêt n'est point l'intérêt de l'état ; « En dignes chevaliers terminons nos querelles. »
( avec transport. ) (à ses gardes.)
Tous lues vœuxsont remplis. Qu'on brise l'échafand. Que de riches présents on charge ce héraut ; Rendez-lui ces captifs qu'à Valois j 'abandonne ; Avalais mérite enfin de disputer mon trône.
( au héraut. ) Va , qu'il choisisse l'heure et fasse ouvrir le champ;
Cours, je me rends moi-même aux bornes de son camp.
A.L1ÉÎÎOR, au héraut.
Arrête. Il faut apprendre aux François qui l'ignorent Cet excès de vertu du maître qu'ils adorent. Peuple , ton souverain veut s'exposer pour toi . Et l'on te blâme encor d'idolâtrer ton roi .'
( à Edouard. ) Non, seigneur, ce cartel, qu'en frémissant j'admire, Non, il n'aura jamais l'aveu de notre empire. Mais... Melun dans ces lieux.-'