ACTE V, SCE^"E VII
Gloire , idule des rois, le peuple est ta victime. Ah! je veux me puuir ; je le veux; je le dois... ( ) ciel .' quel sacrifice il faut faire à Valois.. . .' Mais n'iiDporte... vivez, ô généreux courages...!
Mon père !
EDOUARD
De la paix soyez les premiers gages'.
Allez. Si vos vertus ont aigri mon courroux , D'un roi que vous servez on peut être jaloux.
( à Harcourt. ) Toi , qui les as sauvés de ma fureur extrême, Tu me rends à 1 honneur, je te rends à toi-même ; Retourne vers ton roi. Qu'il juge par ce don Si de son ennemi je veux garder le nom. En vain , depuis trois ans , l'infortune l'accable, Un peuple si fidèle est un peuple indomtable. Lorsque sur les rrancois je prétendis régner, Je cherchois leur amour, que j'espérois gagner : Mais il fau droit les vaincre en tyran sanguinaire : S'il n'est un don des cœurs, le sceptre peut-il plaire ? Je renonce à leur trône.
M A c N I , avec fermeté.
Ah! je vous reconnois ; Voilà le noble orgueil dun cœur vraiment anglois!
EDOUARD, prenant la main de Maimi.
C'est par d'autres vertus qu'on va me reconuoître; Je veux faire aux François regretter uu tel maître.
s A I >" T- r I E R RE.
Seigneur, par vos vertus , attendez des François Respect, estime, amour, et non de tels regrets. Daignez en ce moment recevoir notre hommage. L'honneur d'un beau trépas a flatté mon courage j Mais je vais vous devoir le bien de mon pavs : Ma vie est un présent qui m'est doux à ce prix.
ai2 LE SIEGE DE CALAIS.
ALI EN OR
Grand prince , avec mon roi que de nœuds vous rassemblent !
Le ciel fît pour s'aimer les cœurs qui se ressemblent. Ah .' de l'humanité rétablissez les droits ; A l'Europe tous deux faites chérir ses lois; Que par vous des vertus cette mère féconde Soit la reine des rois , et l'oracle du monde.