‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 188 sur 361 · URBIN · texte numérisé non relu

URBIN

Chevalier, qu'il m'est doux d'offrir à vos vertus Des honneurs assez grands pour être inattendus ! Le pontife romain, l'auguste république Devant qui s'est brisé l'orgueil asiatique , Le roi qui tient l'Espagne et Naples sous ses lois , Enfin rheureux César dont l'empire a fait choix: Jule, Maximilien, Ferdinand , et Venise , De ma voix, près de vous, empruntent l'entremise. Après ces noms fameux , sans en être éclipsé , Le grand nom de Bayard a droit d'être placé : Un guerrier qui soutient ou renverse les trônes Dans ses humbles foyers traite avec les couronnes , Et ma fierté se plaît à voir les souverains Rechercher mon égal, qui seul fait leurs destins.

la GASTON ET BATARD.

Quand la gloire unissoit et Louis et Rovere ,

Les armes et mon cœur vous avoient fait mon frère ;

J'ai plaint votre pays trop ingrat envers vous.

De payer vos talents d'autres rois sont jaloux.

Vous pressentez déjà quel intérêt m'appelle;

Ce n'est pas de traiter pour cette citadelle,

Où vous-même, apportant des secours superflus,

Ne pouvez qu'augmenter le nombre des vaincus.

De nos confédérés la sage politique,

Levant enfin son voile , à tous les yeux s'explique j

L'Europe l'applaudit: ils veulent pour jamais

De l'Italie entière exiler les Français ,

Les contenir enfin dans les justes limites

Qu'à leurs états nombreux les Alpes ont prescrites.

De quatre souverains les guerriers vont s'unir,

Et pour leur chef suprême on voudroitvons choisir

Le duc d'Urbin s'honore ,aux champs de la victoire ,

D'être un premier soldat utile à votre gloire :

Jule, à vous acquérir, montre le plus d'ardeur ;

Il sait ce qu'il vous doit , et que votre grand cœur

Daigna sauver ses jours que vous vendoit un traître.

BAYA RD

Eh bien! pour s'acquitter, Jule m'invite à l'être!

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