SCENE VII
ALTE.MORE, AVOGARE.
ALTÉMORE.
Ne craignez rien de sa fausse vertu ,
Seignenr : il n'est pas maître, et son camp m'est vendu.- Du retour de Gaston l'extrême diligence,
20 GASTON ET EAYARD.
Changeant tous nos projets, sert mieux notre espérance ; Les François, empressés d'accourir vers ces murs. Tiennent se réunir dans des pièges plus sûrs; J'aime à voir, par leurs soins , notre attente remplie ; Nous allons d'un seul coup délivrer l'Italie.
A VO GARE
Quel jour serein vient luire à mes yeux affligés!
INIon épouse et mon fils, vous serez donc vengés !
Tous fûtes des François les premières Aàctimes.
Pour préparer mes coups , hélas ! trop légitimes ,
Depuis deux ans entiers ma tranquille fureur
Par cent détours ohscurs se tiaine avec lenteur;
Qu'elle se levé enfin dans ce jour de vengeance,
Et d'un fer imprévu frappe avec assurance.
Mes tyrans à ma foi semblent s'abandonner,
Leur crédule candeur ne sait rien soupçonner:
Affectant sur mon lils une douleur commune,
J'accusai de sa mort la guerre et la fortune ;
J e sus flatter Nemours qu'à force de bienfaits
Il consoloit ce cœur ulcéré pour jamais :
Ravard croit à sa main ma fille réservée:
Ils sont loin de penser que, par moi soulevée ,
Pnesse ait reçu de moi des armes, des soldats.
Par ces longs souterrains qu'ils ne conuoissent pas :
Et , cette nuit encor, ma garde conjurée
De ce fort aux Bressans alloit ouvrir l'entrée.
A LTÉ MO RE.
Seigneur, demes complots ,pourvousseul entrepris, Votre fille d'abord fut la cause et le prix • Vous m'offriez, sa main, je vous voyois en père; J'osois tout pour venger votre fils et sa mère. Né dans Naple , et banni par son usurpateur. Je le vois dans ces lieux me rendre sa faveur : Ferdinand, pour priver Nemours de la couronne