ACTE II, SCE^E I
^ pIIc se met à genoux. )
Es t-ceuu bonheur pour vous de combler ma disgrâce?
Votre cœur i.solé n'a rien autour de soi :
Que le besoin d'aimer le tourne enfin vers moi .'
Souvent à se venger mettant sa seule étude ,
]Je ce noir sentiment on f;iit une habitude.
Laissez-vous entraîner par un plus doux penchant'
La nature à vos pieds jette un cri si toiichanl !
Hélas ! ne changez point, pour la tendre Euphémie
En un supplice aiireux le bienfait de la vie:
A l'auteur de mes jours, en sauvant sa vertu
Je rendrai, s'il le veut, plus que je n'ai reçu.
A VO G AR£
Leve-toi. la prière et me lasse et m'offense.
Je n'ai , dans l'univers , de bien que ma ven<Teance :
( avec fureur. )
Je donnerois pour elle et mon sang et le tien •
Ton cœur dénaturé n'appartient plus au mien •
Esclave du tyran qui perdit ta famille,
Amante d'un François, non, tu n'es plus ma fille.
E U P hÉ MI E.
Seigneur...
Mais quelqu'un vient, ('/est lami de Xeraours. Perfide, livre-lui mes secrets et mes jours; Mais tremble.
EUPHEMIE.
Malheureuse !
(Tandis qu'elle reste daus Taccahlement , Avogare sort en faisant à Altémore un signe d'intelligence. )
a8 GASTON ET liAYARD.