SCENE PREMIERE
EUPHEMIE , dans le plus grand désordre.
S. UYONS, mes yeux sont pleins de ce vaste carnage, Des fureurs des mortels épouvantable image .' Le sang qui ruisseloit de tant de corps ëpars , Ces têtes qui toraboient du haut de ces remparts : Les fers étiucelants, et les feux plus terribles, Reproduisant la mort sous cent formes horribles , Et poursuivant par-tout mon père et mon amant.
( Elle s'assied. ) Mon père ! qu'il m'est cher, hélas .' en ce moment ; Dieu juste , à la vertu quand ta voix le rappelle , Veux-tu rendre sa perte à mon cœur plus cruelle ?
( avec un peu de joie. ) Mais Nemours..! Sur la brèche en vainqueur il raon-
toit ; Sur des monceaux de mort la gloire l'attendoit.
( se reprenant. ) La gloire ! et c'est donc là que l'homme l'a placée .' O délire infernal, barbarie insensée...
( elle se relevé. ) Quoi ! j'entends jusqu'ici les cris des combattants Percer le bruit lointain de cent bronzes grondants J'entends se rapprocher ces clameurs effroyables .'