SCENE III
URBIN , EUPHEMIE , BATARD , gardes.
BAYARD , le corps entouré d'une écharpe , porte' sur des étendards et des piques.
L'effort de la douleur, Pénétrant dans mon sein , en détacbe mon cœur : Dieu ! je sens défaillir ma force anéantie.
( après un peu de silence. ) Mon ame étoit à toi , mon sang à ma patrie : Mes cinq derniers aïeux, morts au lit des héros , Reconnoissent leur fils mourant sur des drapeaux.
Bayard, voyez les pleurs de la plus tendre amie ; Quels regrets pour Gaston !
B A ï A R D , d'une voix entrecoupée.
C'est vous , belle Euphémie !
Eh bien ! ai-je eu raison d'expier mon erreur.*' Je suis chéri de vous et quitte envers l'honneur. Sans peur et sans reproche à mon heure suprême, Je sens mon ame fuir contente d'elle-même.