TITUS, AN NI US
ui, seigneur, le sénat , partageant mon effroi ,
A du soin de vos jours chargé Sextus et moi.
Ces nocturnes conseils, ces brigues souterraines,
Et ces sourdes rumeurs chaque jour plus hautaines.
Tout annonce un complot dont le prochain effort.,, T 1 T u s.
Eb! qu'ai-je fait, ami, pour qu'on veuille ma morl.^
Non, je ne le crois pas ; trop de zèle t'abuse. A N N I u s.
Toujours votre grande ame aux soupçons se refuse. Mais si vous aviez cru quelquefois mes discours ,
Je n'aurois pas, Titus, à trembler pour vos jours.
Il est de ces coeurs viis , de ces araes de fange , De bassesse et d'orgueil effroyable mélange, Qui , du bonheur public en secret désolés , Détestent les bienfaits dont ils sont accablés , Et dans les jours sereins font des vœux pour Forage ., Espérant s'enrichir des débris du naufrage ; Des monstres qu'enhardit votre excès de bonté , Nés de l'ingratitude et de l'impunité.
TITUS
Faut-il donc, Annius , punir tons les coupables ?