‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 256 sur 361 · EDOUARD, BLANCHE, DOM FERNAND · texte numérisé non relu

EDOUARD, BLANCHE, DOM FERNAND

BLANCHE à Dom Femand avec une uoLle confianio.

O mon libérateur!

Viens : si tu crains ton roi , voilà ton protecteur.

EDOUARD, embrissant Dom Fernant].

Oui, mortel généreux, oui, ma reconnoissanre Se charge du péril et de la récompense.

DOM FERNAND

^ otre estime, seigneur, est tout ce que je veux; La vertu qui l'obtient ne forme plus de vœux.

Vous, madame, excusez l'excès de ma prudence , Si toujours avec soin j'ai fui votre présence Depuis l'instant heureux ou je sauvai vos jours : J'ai craint de vous offrir de dangereux secours , Un entier abandon vous ëtoit nécessaire , Un seul pas indiscret eût trahi ce mystère; A Padille en tous lieux tant de traitres vendus , Un seul courrier surpris , un confident de plus , Exposoient votre tète à sa barbare haine. Quand Padille expira , j'étois dans Trémisene , Des soldats Africains je pressois le départ :

( à Edouard.) Ils doivent aujourd'hui joindre notre étendard.

[à Blfinclae.) Hier, à mon retour, je crus l'instant propice Pour instruire le roi de mon sage artifice : Soudain Pedre enchanté conçut l'heureux dessein De désarmer la France en vous rendant sa main : Mais attaqué , surpris et vaincu par son frère. De ces soins importants son cœur s'est vu distraire. J'ai couvert sa retraite : et, pour braver le sort. Je viens d'asseoir son camp sous Tolède et ce fort : Pour rompre ici vos fers lui-même va se rendre :

( à Edouard.)

Il vous cherche.

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