SCENE y
DOM PEDRE, DOM FE R NAND ; gardes
eu dehors.
DON FERNAND, arrêtant dou Pedrc.
Quel transport violent J Il ne la ravJt point, il reste en votre camp : Calmez-vous , demeurez.
DOM PEDRE.
Oui ; dévorons ma ra^e.
{ se tournant vers la porte par où Edouard est sorti' ) Tes bienfaits.. . ! à mes yeux sont ton premier outrage Qu'ils sont avilissants ces droits d'un bienfaiteui*".'
( se jjromeuant avec fureur. ) Mais que dans ma cour mt-me on soit mon protecteur Mou arbitre, mou j uge...! Et dans quel temps encore .' Penses-tu qu'aujourd'hui ma foiblesse t'implore? Non , non : je ne suis pas dans cet état honteux Ou j 'allai mendier tes secours orgueilleux : Le Navarrois , le Maure , armés pour ma défense.
Avecmoimde hauteur,n'ontpas moins depuissance. Qu'ai-je à craindre de toi , mortel audacieux ? Sur le bruit de ton nom , tu reviens en ces lieux Seul , sans cour, sans armée , avec ta foible garde ; Et tu crois m'imposer ! et tou orgueil hasarde D'abuser des vains droits d'un service passé ! Tu ne peux plus m'en rendre , et tout est effacé, lu céderas Bourbon , ou cesseras de vivre. Va , j'empêcherai bien que ton choix ne la livre