ACTE I,SCENE IV. yo
D O M F E D R E ToLscrvaut.
Dieu ! s'il étoit aimé I si je pouvois le croire !... Prince, j'ai respecté votre nom, votre gloire; .le vais tout oublier daus ma prompte fureur ; L'amour, même en naissant, est terrible en mon
cœur.
( avec la plus grande violence.) Rien n'est sacré pour moi quand le courroux
m'égare ; Malheur à qui me force à devenir barbare .'
EDOUARD, avec le ton d'une colère retenue. Modérez-vous , seigneur: ne faites point rougir Un prince . votre appui , qui vient pour vous servir, •le suis armé pour vous contre un frère rebelle ; Si Blanche cot en péril , je suis armé pour elle. Connoissez un Anglais, dont la libre équité Entre tous les partis marche avec fermeté. Jeune , la passion qui soudain vous enflamme , Est l'ivresse des sens, que domte une grande ame: D'un monarque proscrit sachez le digne emploi; Pour remonter au trône il faut régner sur soi: Peut-être qu'en cédant Bourbon à votre frère, Elle seroit le nœud d'un traité salutaire : Mais c'est d'elle en un mot et du roi des Français Que son sort dans mes mains dépendra désormais, •l'attends ici Guescbn , que mon bonheur me livre, Qui, toujours mon captif , m'écrit qu'il va me suivre; Il désire la paix ; Henri suit tous ses vœux ; Plus calme, vous pourrez nous en croire tous deux. Madame , en attendant , de vous je vais répoudre ; Vous serez sous ma garde , en paix comme dans
Londre.
Ne craignez pas , seigneur, que je fasse à vos veux Du droit de mes bienfaits uu joug injurieux ; Ils n'ont pas cet orgueil dont le faste humilie ;
ïoo PIERRE LE CP,.LEL.
Et . si je m'en souviens, c'est quand on les oublie.
( il emmené BlaucLe. ) D o M P E D R E , les suivaut.
C'en est trop, et je cours...