I. ENTULUS, à part
Que veui-il.' Ma vengeance est peut-être trahie;
3/, TITUS
Mais ce poignard me reste, et je vendrai ma vie.
( il fait entrevoir pur sou geste qu^il a un poignard caché. TITUS.
Dès long-temps, Lentulus, entre nos deux maisons
La cruelle discorde a semé ses poisons.
Quoique "Vespasien , montant au rang d'Auguste ,
Dans le choix de son peuple eût le droit le plus juste ;
Que , de Vitellius déplorant les malheurs,
Avec moi de sa fille il ait séché les pleurs.
J'espère en. vain calmer la haine héréditaire
Dont fermente à mes yeux le levain sanguinaire ,
Si dans un doux hymen, qui peut seul la hannir,
Tous nos droits partagés ne vont se réunir.
11 faut que notre sang, dont le cours se confonde ,
Du sang de la patrie à jamais me réponde,
Et garantisse ainsi , par le plus saint des nœuds,
Les jours de mes sujets, dont je dois compte aux
dieux ; Accord d'autaat plus cher, qu'expiant ta disgrâce , Il te met, près du trône, à ta prem'ere p'ace. En parent de Titus compte sur ma faveur; J'épouse Vitellie, et te nomme préteur.
LENTULUS, à part.
Qu'entends-je ?
TITUS
Tu le sais ; mon amitié fidelle , Quand je perdis ma sœur, crut la revoir en elle ; Et je pense à toi seul devoir le doux emploi De l'aller disposer à l'offre de ma foi. Va , mon cœur s'est domté, que ma maineuréponde , Puisqu'enfin cet hymen fera le hien du monde.
LENTUi, us, à part, si ,"pour parer ce coup qui rompt tous mes projets. . .
TITUS
Tu détournes de moi tes regards inquiets ;
Mes veux sur ton visage attendoient ralcgresse.« ,