‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 29 sur 361 · I. ENTULUS, à part · texte numérisé non relu

I. ENTULUS, à part

Que veui-il.' Ma vengeance est peut-être trahie;

3/, TITUS

Mais ce poignard me reste, et je vendrai ma vie.

( il fait entrevoir pur sou geste qu^il a un poignard caché. TITUS.

Dès long-temps, Lentulus, entre nos deux maisons

La cruelle discorde a semé ses poisons.

Quoique "Vespasien , montant au rang d'Auguste ,

Dans le choix de son peuple eût le droit le plus juste ;

Que , de Vitellius déplorant les malheurs,

Avec moi de sa fille il ait séché les pleurs.

J'espère en. vain calmer la haine héréditaire

Dont fermente à mes yeux le levain sanguinaire ,

Si dans un doux hymen, qui peut seul la hannir,

Tous nos droits partagés ne vont se réunir.

11 faut que notre sang, dont le cours se confonde ,

Du sang de la patrie à jamais me réponde,

Et garantisse ainsi , par le plus saint des nœuds,

Les jours de mes sujets, dont je dois compte aux

dieux ; Accord d'autaat plus cher, qu'expiant ta disgrâce , Il te met, près du trône, à ta prem'ere p'ace. En parent de Titus compte sur ma faveur; J'épouse Vitellie, et te nomme préteur.

LENTULUS, à part.

Qu'entends-je ?

TITUS

Tu le sais ; mon amitié fidelle , Quand je perdis ma sœur, crut la revoir en elle ; Et je pense à toi seul devoir le doux emploi De l'aller disposer à l'offre de ma foi. Va , mon cœur s'est domté, que ma maineuréponde , Puisqu'enfin cet hymen fera le hien du monde.

LENTUi, us, à part, si ,"pour parer ce coup qui rompt tous mes projets. . .

TITUS

Tu détournes de moi tes regards inquiets ;

Mes veux sur ton visage attendoient ralcgresse.« ,

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