ACTE I, SCENE I
Loin de l'usurpateur j'allai pleurer mon père. L'âge accrut mes malheurs qu'il me fît mieux sentir; Au seul nom de Titus on m'apprit à frémir. Je respirai la haine au .sortir de l'enfance : Mon cœur se nourrissoit de projets de vengeance. Ces nobles sentiments devoient-ils donc un jour Etre ici balancés par un honteux amour I Ahl Titus, fléchissant ton père impitoyable, Tu m'appelas dans Rome, et me rendis coupable. Ta vertu Ht mon crime, et ses charmes vainqueurs M'ont forcée, en t'aimaat, d'imiter tous les cœurs. Mais pourquoi m'occuper de cette indigne flamme , De ces lâches erreurs, l'opprobre de mon ame ? Que dis- je ? Ma vertu doit se les retracer Pour en rougir sans cesse et les mieux effacer.