‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 306 sur 361 · PAYE L · texte numérisé non relu

PAYE L

Non; c'est l'unique frein qui peut me retenir : C'est le doute fatal que je veux éclaircir. Que dis-j e ? au fond du cœur cent fois je mecondarûne D'accuser des vertus que le soupçon profane. Depuis que par nos cris le ciel importuné L'a rendue aux besoins d'un peuple infortuné , De ses soins maternels la tendre inquiétude Fait du bonheur public sa gloire el son étude : Son ame, adoucissant et nos lois et nos niœurs, Redouble ses bienfaits j)Our venger ses raalheurs. Hélas! les sons touchants de sa voix affoiblie Pénètrent plus avant dans mon ame attendrie ; La langueur de ses yeux désarme leur fierté, L'empreinte des douleurs ajoute à sa beauté. Grâces , talents , vertus , dont l'éclat l'environne. Tout eût fait mon bonheur, que Raoul empoisonne. Mais, du doute mortel dont je suis déchiré Il faut qu'en peu de jours mon cœur soit délivré t D'Arniance est dans Dijon, et va bientôt m'apprendre Si ce rival funeste à la cour se doit rendre. Là, mon triste devoir m'appelle près du roi ; Mon épouse à ses pieds doit paroître avec moi ; Là, mes yeux perceront cette ombre criminelle Dont sait s'envelopper une flamme infidelle : Et Coucy...

Que je crains votre bras et le sien ! Rivaux en gloire...

F A Y K r, , avec fureur.

Attends son trépas ou le mien ; Et peut-être , avant tout , la mort de la perfide. J'éprouve à chaque instant ce passage rapide

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