‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 32 sur 361 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

TITUS, SEXTUS, un garde.

Ï-E GARDE, à Titus.

Un esclave inconnu A mes pieds, en fuyant, a jeté cette lettre, Et j 'ai dû sans tarder, seigneur, vous la remetti-e. TITUS, ajaut fait signe au garde de se retirer, donne le Lillet à Sextus.

Ouvre , et lis.

SEXTUS, à part.

Je frissonne, et prêt à me trahir...

Hélas ! mon front, ma voix, tout va me découvrir.

« On conspire, Titus, et ta perte est jurée ; « Moi-même j'en ai fait l'exécrable serment. « Du Capitule en feu la voûte dévorée « De ta mort, cette nuit, marquera le moment : « C'est ton peuple chéri qu'avec toi tu hasardes. « De remords déchiré, pour tous deux je frémis. « Sois par-tout , à toute heure , entouré de tes gardes , « Même dans ton palais crains tes plus chers amis. » ( Il présente le Lillet à Titus. Leurs jeux se rencontrent, et Sextus baisse les yeux aussitôt.) TITUS, après avoir regardé le billet.

Qu'entends-je ? Il est donc vrai, contre moi l'on

conspire !

On me veut arracher et le jour et l'empire ! Ou a soif de mon sansf... Hélas ! tous mes desseins Sont d'épargner celui du dernier des humains. Eh ! quels seroient, grands dieux , ces perfides que

j'aime.^ De qui me défier.''

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