ACTE III, SCENE V. 3(j
s EXT us.
De tons... et de moi-même.
T ixr s.
Que dis-tu? Tout mortel me deviendroit suspect ?
(teudreiueiit. ) Il me laudroit , Sextus, trembler à ton aspect? Penses-tu qu'à ce prix le jour me satisfasse? Si je n'ai plus d'amis, la mort m"est une grâce : Mais, s'il m'en reste encore , et j'ose m'en ilatier, Environné par eux, quaurois-jeà redouter?
s EXT es.
Sont-ils toujours, seigneur, ce qu'ils veulent paroi tre?
Souvent le nom d'ami cache le cœur d'un traître.
TITUS
Sans doute ils n'out pas tous ton zèle et ta candeur; J'aurai pu m' égarer dans un choix si trompeur...
^lui rendant le billet.) Observe Lentulus. Prends ces tristes indices , Vais chercher l'inconnu, qu'il nomme ses complices. J'instruirai le sénat de ces avis cruels : Qu'il t'aide à dévoiler ces obscurs criminels ; Quels qu'ils soient, je suivrai mes devoirs redoutables :
Je punirai le crime en pleurant les coupables. Pour toi, qui de ma garde as voulu te charger, Teille avec Annius sur ce commun danger : Va , si par des méchants ma tète est poursuivie, La même trahison enveloppe ta vie.
Mon cœur craint pour toi seul le péril que je cours. Est-ce pour moi que j aime et le trône et mes jours ? Si quelqu'un plus que moi chérissoit ma patrie. Ma main lui remettroit ce sceptre qu'on, m'envie. Dieux ! laissez-moi pour elle accomplir mes projets ! Que je la rende heureuse , et qu'on m'immole après.
SEXTUS
Loin de veiller lui-même au coup qu'on lui destine Il se livre à l'ingrat armé pour sa ruine. Ah! peut-il soupçonner de ce comble d'horreur Un ami vertueux qu'avoit formé son cœur? Et comment m'étonner de son erreur extrême? Quand j'ai vu mes forfaits, j'en ai douté moi-même. Achevons d'en sortir... Si ce n'est par l'honneur, Fléchissons Vitellie au moins par la terreur.