‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 330 sur 361 · GABRIELLE, COUCY · texte numérisé non relu

GABRIELLE, COUCY

GA-BRIELLE, se promenant sans voir Coucv. Raoul, du sein des morts, Ton cœur me suit par-tout et brave mes remords. Mais Fayel est parti sans rien daigner me dire ! Cet ami de Rhetel va peut-être m'instruire ; Je l'ai cru dans ces lieux. Un désordre enchanteur , Un doux saisissement vient charmer ma douleur.

f Coucj paroît un peu sans qu'elle le voie. ) Toi qui ne m'entends plus , hélas ! dès notre enfance C'est ainsi que l'amour m'annonçoit ta présence.

COUCY, paroissant tout à fait.

C'en est trop , approchons ; je le puis sans effroi , Son cœur l'a prévenue, il lui parle de moi.

GABRIEIiLE.

O ciel ! quel son de voix sorti de ce lieu sombre...?

( elle regarde. )

Quel objet ?

C o U 0 y , approchant un peu.

Elle tremble ; et moi-même...

GABRIELLE, se détournant avec frayeur.

Chère ombre Que je crois voir sans cesse errante à mes côtés , Ne persécute plus mes sens trop agités.

COUCY

Daignez voir,..

GABRIELLE

OÙ fuirai-je.»*

COUCY

Eh quoi ! votre épouvante...

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