GABRIELLE, FAYEL
Madame, auprès de vous mon amour me ramené: Prêts à nous séparer... sans doute pour long-temps, Je viens vous confier quelques soins importants.
V^ousvoulezfuirlacour, et j'y souscris sans peine- Seul, je suivrai Philij)|.e aux rives de la Seine ; Puisqu'Autrey désormais a pour vous tant d'appas- De ces lieux si chéris... vous ne sortirez pas. J'ai su, près du monarque , excuser votre absence. De vos justes raisons j'ai senti la puissance ; "Votre vertu craignoit de revoir un amant , Et doit plus que jamais le craindre en ce moment; Car, je n'en doute pas, vous êtes informée Que Raoul, démentant la vaine renommée . Vit et revient vainqueur. Jugez si, dans ce jour. Où j'ai connu par vous sa flamme et votre amour, J'approuA'e et je chéris la noble retenue
( avec ironie. ^
Qui fuit si prudemment les dangers de sa vue. Mon cœur à des soupçons ne peut plus s'arrêtei ; Je sais sur vos serments combien je dois compter. Tous n'abuserez point du temps de mon absence Pour souffrir de Raoul la coupable présence : Et si dans ce palais il osoit pénétrer, ( avec menace. ) Tons-même à mes vengeurs il faudroit le livrer.