SCENE III
GABRIELLE, deux gardes.
GABRIELLE
Cruel ! dans ces climats conduit par la vengeance ,
Yoilà de ton retour l'objet et l'espérance!
Et pendant ee combat peut-être la terreur
A parlé pour toi seul dans le fond de mou cœur ;
Peut-être d'un époux trahissant la mémoire,
Je ne vois que tes jours sauvés par ta victoire.
( avec un somLre acccublemeut. ) O malheureux Fayel ! ô crime ! affreux remord I Pour prix de ton amour j'ai pu causer ta mort! Je suis donc parricide. Ah ! son ombre plaintive Poursuivra , l'œil en feu , son épouse craintive : Jusque dans les enfers il sera mon bourreau.
( avec éclat, ) Anéantis, grand Dieu, dans la nuit du toralieau Celte coupable, hélas ! que ta haine a formée Pour percer en tous temps les cœurs qui l'ont aimée. Mais quel spectacle horrible effraye encor mes yeux.^* Mon époux expirant qu'on apporte en ces lieux!