SCENE II
POLIDORE, ZELMIRE
ZEL MIR E.
Partagez un espoir qui luit à ma tendresse. Anténor, dont toujours vous vantiez la sagesse, Digne de tous aos vœux, qu'il n'a point démentis. Refuse la couronne , et la rend a mon fils. Jugez des sentiments de son aine fidelle, Quand il saura vos jours conservés par mon zèle. ]\lon père, approuvez-AOUS qu'entre ses justes mains Je remette à l'instant mon s jrt et vos destins ?
POLIDORE
Tu le peux. C'est en lui que l'infortune espère. Lui seul m'a prévenu des complots de ton frère ; Trop tard , pour mon malheur, il les avoit appris : Et si, croyant ma mcrt, il a suivi mon lils, En lidele sujet , qui gémissoit peut-être , Il dut , sans le juger, servir son nouveau maitre. Ta , dépose ma vie en son cœur généreux ; Mais ne faisons qu'à lui cet honneur dangereux. S'il couronne ton iils , il sauvera ton père.