‹ Œuvres choisies de De BelloiChapitre 93 sur 361 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

ILUS, ZELMIRE.

1 L u s , s' approchant de Zclmire.

Je succombe. La moit sur son vi.sapfc est peinte.

io6 ZELMIRE.

Ah ! du crime, erfses traits, qui pourroit voir l'empreinte ?

Cher et barbare objet et de haine et d'amour. Rends-moi ton père, hélas! et m'arrache le jour.

ZEi,MiRE, revenant à elle.

Quel nom frappe mes sens? Ce jour me luit encore ! Yous vivez !

Tu A'oulois m'unir à Polidore, Quel est donc mon forfait? ce fut de te chérir. Malheureuse ! Est-ce à toi de m'en vouloir punir ?

z E L M I Pt E ^ se relevant avec peine. IIus, écoutez-moi.

I L U s , s' éloignant.

Que pourrois-tu m'apprendre ?

z E li M I R E, appuyée siu* la rampe ou sur la colonne. Un secret que mon cœur... mais ne peut-on m entendre ?

Anténor... Je frémis, et sur-tout pour vos jours.

Toi ! qui le fer en main venois trancher leur cours.

ZELMIRE, ajiprocliant.

Ce n'est point moi.

I L u s , très vivement.

J'ai vu le poignard homicide,

Ah ! croyez...

I L u s. Je crois tout de ta main parricide :

Oui, de ton père en moi tu craignois un vengeur ; Ta , digne sœur d'Azor, évite ma fureur.

ZELMIRE, avec vélicmeiice.

Vengez mon père , Ilus ; c'est la grâce où j'aspire : Sachez qu'en ce tombeau...

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