SCENE IV
geronte , finette.
geronte.
Mais j'entends un grand bruit! Que veut dire ceci?
Comme votre neveu donne dans les sciences ,
Il fait venir ici , pour des expériences,
Grand nombre de savants, esprits vifs, pointilleux,
Gens qui sur un fétu jasent une heure ou deux,
En dissertations fièrement se répandant ,
Et font un si grand bruit que les voisins l'entendent.
Des savants! •
F1KETIE.
Ici près le cercle est assemblé.
6EKONTE.
Le sommeil de Cléon doit eu être troublé.
' FINETTE.'
Oh ! point ; car, pour ee mettre à l'abri du tapage, Il monte prudemment jusqu'au troisième étage; Il s'endort, il s'éveille, il descend; on lui dit Ce que l'on a concluront il fait son proflt : H faut voir, quelquefois, comme il les contrarie!
GBMUm.
Mais, a propos, quand est-ce donc qu'il se marie? Julie est m parti qui lui convient très fort ; S'il nerépousoitpaa, il anroft très-grand tort. Je veux tout au plus tôt faire ce mariage; Et c'est là proprement l'objet de mon voyage. Voilà le frein qu'il faut donner à mon neveu.
C'est bien dit, et cela se peut faire dans peu. Mous touchons à la fin des deux ans de veuvage.
GÉMOMTM,
D'ailleurs, puisque Cléon est devenu si sage, Je ne vois plus d'obstacle à cet engagement.
GERONTE, CLÉON, PASQUIK, FINETTE.
CLÉON , accourant la bru ouverts.
Je revois mon cher oncle! Ah! quel ravissement!
kercinte.
Venez, embrassez-moi; ce que j'apprends me charme. Grâce au Ciel, me voilà hors du crainte et d'alarme. Vous n'êtes plus le même, à ce que l'on me dit. Quel heureux changement !
CLEON , 4'nn ilr ■erienx.
J'ai bien fait mou profit De vos sages discours , de vos lettres prudentes.