LE DISSIPATEUR, ACTE III, SCENE TI
riions.
Quand Je pane , m'insulte et me siffle souvent ; J'entre, j'ouvre mon coffre, et puis mon cher argent lie console. J'en ai de quoi remplir deux pipes. Outre cet argent-là; mes meubles et mes nippes. J'ai de revenu clair trois cent bons mille francs , Et n'en dépense pas trois mille tous les ans. Aussi mon tas s'accroît, il se renfle!
Le notre Ne se renfle pas tant ; mai» nous visons au votre , Et nous y parviendrons.
FUSETTE.
Dans peu je. vous réponds Que votre cher neveu sera si bien en fonds , Qu'il ne comptera pins.
CLKOH, à Gérante.
Oui, toute mon envie Est d'atteindre à vos biens.
GBRONTB.
Que j'ai l'ame ravie De voir qu'il tienne enfin de son père et de moi 1 Continuez, mon cher, vous irez loin.
Ma foi, C'est très-bien dit.
GKRGNTE.
D'honneur à la fin je me pique.
Et je m'en vais vous faire un présent magnifique , Pour vous récompenser de tout ce que j'apprends.
(11 tire ooe peu» bonne de cur.) Tenez , mon cher neveu , voila quatre cents francs Que je vous donne.
CLÉON
A moi 7
GÉROHTB.
Faites-en bon usage; Je serai libéral tant que vous serez sage.
CLÉON , en •ttuiinL
Vos libéralités sont touchantes.
PASQUIN . bu, 1 CUoo.
Prenez.
CLEON, bu, k Pwiaiu , m lai donnant !■ bonne. Tiens, Pasqnin.
PASQUIN, bu, à Cléoo.
Grand merci.
GÉBXINTE , à Cléon..
Comment ! vous lui donnez Hou argent ?
pas q cm.
Oui , monsieur, mais c'est pour sa dépense. Comme c'est en moi seul qu'il met sa confiance , II me charge du soin d'acheter, de payer.
Mais n'es-tu point fripon? Songe a bien employer Cette somme : après tout, elle est considérable.
Aussi servi ra-t-el le à défrayer sa table Pendant plus d'un grand mois.
GBBOfln , wnhnwwH Cléon.
Ahlje suis enchanté.