CLÉON, CIDALISE . LE MARQUIS
LE MAKOTIS.
Bonsoir, Cléon ; j'accours pour te féliciter. Ton oncle vient, dit-on, de te déshérita?. L'oncle, le jeu, 'l'amour, la table, les largesses, Te sauvent pour jamais l'embarras des richesses. Comme un sage de Grèce, eu méprisant le bien, Te voilà vraiment libre, et vis-à-vis de rien. Parbleu! j'en suis ravi; même sort nous rassemble, Mon cher, et nous allons philosopher ensemble .
CLÉON, d'ao b» de colère.
Viens-tu pour m'insuHer ?
Ll MABQOIS.
Non, Cléon, sur ma foi.
Un revers t'a rendu tout aussi frueux que moi ; Mais ne t'afflige point , mon ami, je t'en prie, Et je vais l'enseigner à vivre d'industrie. Tu nous prétois; ton tour est venu d'emprunter : Pour y bien réussir, tu o'as qu'il m 'imites. '
CLÉON
Les hommes tels que moi tombent dans la misère, Mais ne dégradent point le^ur noble caractère. J'ai desamis encorqus je puis implorer, Et et sera toujours sans me déshonorer : C'est à quoi je me fixe; oh, si tout m'abandonne, La mort est ma ressource, et n'a rien qui m'étonne.
LE * AfiÇUIS.
Tn te piques de gloire au comble du malheur ?
CLEOH.
Est-ce- être glorieux que d'avoir de l'honneur?
LE UAHQOI3.
De ITioniieoi? on n'en a qu'autant qu'on fait figure. Ah! je vois ee que c'est. Madame te rassure ; Tu crois....
CLÉOW.
Non : mon malheur a produit ses effet. Et me rené' à ses yeux no méprisable objet. J'ittendois de sa part une main secourante ; Mais son cceor, effrayé da sort d'un misérable , Oppose à mon espoir l'obstacle d'un tuteur, Qui ne gwrffriroil pas qu'elle fit mou bonheur.