LE MAS0C1S
Qui» laite traverser? Pitoyable dédite.
C'est un vieux idiot , un homme qui végète , Qui ne sait ce que c'est que de rien refuser.
Et dont comme il lui plaît elle peut disposer.
CLSOS , * Cid»!it(i.
Voilà donc ce tuteur pour moi si redoutable ?
CIDALISE
Écoutes- vous un fou ?
LE HAXQUTS.
C'est un fou raisonnable, Du moins par intervalle. Ali ! je vousconnois bien.
(ennratmitCMra.) Vous le croyez perdu parée qu'il n'a plus rien ; Malsj'ri trente moyens pour le tirer d'affaire.
CIDALISE
Il n'a qu'à se former sur -votre caractère. Il ne saurait manquer.
,■ LBXAHQOTS.
, Rieu ne lui manquera, Lorsque ds vos liens il se délivrera ; Et les avis d'un fou pourront le rendre sage.
CIDALISE
Eh bien ! pour son repos je romps son esclavage , Et je lui rends un coeur qu'il m'offrit à regret...
CLEOH.
Vous ne l'eûtes jamais, et toujours en secret Il a penché pour celle à qui entre artifice Avoit su m'enlever, sans l'en rendre complice. Le Ciel m'en est témoin : ce Ciel qui me punit D'avoir cru les flatteurs et suivi mon dépit. Vous m'aviez aveuglé, vous me rendez la vue , Et tout mon malheur vient de vous avoir connue.
CIDALISE
J'aime ce ton tragique , il vous sied à ravir. Dans vos besoins urgents il pourra vous servir. Il ne vous reste plus que l'art de la parole, Et je vous laisse en pais méditer votre rôle.
( Elle tort A-an air dédaigne»*. ) LE HAUQUIS.
Cette scène m'a plu, t'a dévoilé son cœur, Et je vais sur -le-chemp en informer ma soeur.
CLÉOH, le retnuat.
C'eut un soin superflu, je l'ai trop offensée.
LE MÀRQCIS.
Les femmes ont toujours quelque arrière-pensée;
Et je veux pénétrer si ma sceur, en effet,
N'a point encor pour tôt quelque retour secret.