‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1081 sur 1244 · LE MAS0C1S · texte numérisé non relu

LE MAS0C1S

Qui» laite traverser? Pitoyable dédite.

C'est un vieux idiot , un homme qui végète , Qui ne sait ce que c'est que de rien refuser.

Et dont comme il lui plaît elle peut disposer.

CLSOS , * Cid»!it(i.

Voilà donc ce tuteur pour moi si redoutable ?

CIDALISE

Écoutes- vous un fou ?

LE HAXQUTS.

C'est un fou raisonnable, Du moins par intervalle. Ali ! je vousconnois bien.

(ennratmitCMra.) Vous le croyez perdu parée qu'il n'a plus rien ; Malsj'ri trente moyens pour le tirer d'affaire.

CIDALISE

Il n'a qu'à se former sur -votre caractère. Il ne saurait manquer.

,■ LBXAHQOTS.

, Rieu ne lui manquera, Lorsque ds vos liens il se délivrera ; Et les avis d'un fou pourront le rendre sage.

CIDALISE

Eh bien ! pour son repos je romps son esclavage , Et je lui rends un coeur qu'il m'offrit à regret...

CLEOH.

Vous ne l'eûtes jamais, et toujours en secret Il a penché pour celle à qui entre artifice Avoit su m'enlever, sans l'en rendre complice. Le Ciel m'en est témoin : ce Ciel qui me punit D'avoir cru les flatteurs et suivi mon dépit. Vous m'aviez aveuglé, vous me rendez la vue , Et tout mon malheur vient de vous avoir connue.

CIDALISE

J'aime ce ton tragique , il vous sied à ravir. Dans vos besoins urgents il pourra vous servir. Il ne vous reste plus que l'art de la parole, Et je vous laisse en pais méditer votre rôle.

( Elle tort A-an air dédaigne»*. ) LE HAUQUIS.

Cette scène m'a plu, t'a dévoilé son cœur, Et je vais sur -le-chemp en informer ma soeur.

CLÉOH, le retnuat.

C'eut un soin superflu, je l'ai trop offensée.

LE MÀRQCIS.

Les femmes ont toujours quelque arrière-pensée;

Et je veux pénétrer si ma sceur, en effet,

N'a point encor pour tôt quelque retour secret.

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