SCÈNE XII
CLEON, aval
Ab ! le traître!
Avec quelle impudence il ose méconnottre Un ami toujours prêt à Taider! Quelle borrenrl Sont-As donc tous d'accord pour me percer lecteur?
<j SCÈNE XIII.
CLEON , LE COMTE
CLEON, allant au-devant ^lu Comte, qu! vent revit*. Cher ami, savez-vous jusqu'où va ma disgrâce? Déjà de mon' malheur tout le monde se lasse. Je n'ai plus d'amis.
LE coam , en MariMt.
Quoi ! pensiez-vous en avoir?
cuÉm, Ah ! que je m'abusois ! J'en suis au désespoir.
U COMTE
Modérez, croyez-moi, cette douleur profonde. Ce qui se passe ici n'est que le train du monde. Vous vous êtes trompé jusqu'à ce triste jour , En vous imaginant qu'on vous faisoit la cour. Ce n'étort point à vous , c'étoit à vos richesses. On vouloit partager vos plaisirs, vos largesses . On trouvoit tout chez vous, on n'y trouve plus rien; Et l'on perd ses «mis, en perdant tout son bien. Le monde est fait ainsi, j'en ai l'expérience. Suivez donc le torrent, et prenez patience.
CLÉON
Étiez -vous donc aussi de ces amis trompeurs?