SCÈNE III
LA BAROUKE, ANGÉLIQUE.
LA BARONNE, l'cfaupat la yeoi.
Oh çà 1 mademoiselle , vous voyez qu'on n'appelle point ici de mes' volontés , et que dès que je me suis mis quelque chose en tête , il fant que cela passe : ainsi , point de raisonnement , et songez à m'obeir.
ANGÉLIQUE
Je me lia tte que mon père ne souffrira point qu'on me mette au désespoir.
LA BABONNE.
Votre père ne souffrira point! Vraiment, voilà de jolies expressions ; votre père ne souffrira point! Apprenez qu'il souffre tout ce qui me fait plaisir. Vous êtes une jolie mignonne, de vouloir que je me gouverne par l'autorité de votre père! Et où avez-vous pris cela, je vous prie? Est-ce que les femmes de Paris et de la cour sont si respectueusement soumises aux volontés de leurs maris?
ANGÉLIQUE
Ce n'est pas la moVe , je l'avoue; et la plupart des femmes ont secoué le joug ; mais, du moins, si elles aspirent à l'Indépendance , c'est à découvert , et elles ne se servent point des apparences d'une soumission respectueuse pour usurper adroitement un pouvoir sans nomes. Vous prenez mon père par sqn faible; et je vois qu'il est de ceux que l'on gouverne despotiquement , pourvu qu'on ait l'art de leur faire croire qu'ils ne sont pas gouvernés.
Vos réflexions sont profondes; mais j'ai mauraisc opinion des filles qui ont l'esprit si prématuré : et je crois que ce n'est pas sans raison que je ate dépêche de tous marier.
ANGÉLIQUE
Je ne serois point fichée d'être pourvue , si vous daigniez me consulter sur la manière ta inepour-