‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1090 sur 1244 · LA BABOUINS · texte numérisé non relu

LA BABOUINS

Ah! voila unpetit trait de modestie qui meréconcilie avec vous. Monsieur le Baron, avez-vous donné ordre à votre notaire de dresser les articles du contrat?

L£ BAEOH.

Pas encore, madame la Baronne; il n'y a rien qui presse.

H n'y a rien qui presse, monsieur le Baron! Ne sommes-nous pas convenus que nous signerions ce soir, et que nous ferions la. noce tout de suite?

LE BAItON.

Cela est vrai; mais Angélique ne me parait pas

si pressée que nous : donnons-lui le temps de con-

noitre monsieur des Mazures , de lui rendre justice,

et de prendre du goût pour lui.

L'a" «abonne.

Est-ce là votre avis, mon cœur?

LE BARON

Oui , m'amour, et je vous prie que ce soit aussi le votre. *

la 1 abonné.

Hélas! volontiers, ai cela voub fait plaisir... Mais...

( et) lui hfaaot de. minauderieii SI VOUS vouliez bien ne

inepas donner ce chagrin-là... je vous aurais tant d'obligation 1

LE BABON.

Eh! quel chagrin cela peut-itvouseauser?

LA BARONNE, .«■ ffcoiut Quel chagrin , cruel que vous êtes I Si Le mariage ne se conclut pas ce' soir , tous m'enterrerez demain matin.

LE BAHON.

Ah ! je ne savois pas cela. Corbleu I il ne sera pas dit qu'une femme soit morte pour avoir eu trop de complaisance pour son mari. Je suis votre mattre, mais je ne suis pas votre tyran. Je vous confie tous mes droits ; ordonnez , ma chère Baronne , ordonnez , et faites bien valoir mon autorité.

ANGELIQUE, kftwt.

Ah! mon pauvre pÈrc, que vous êtes dupe!

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