LU1.IVE
Fort bien. Secundo ? '
ANGELIQUE
De me sauver d'ici par la petite porte du jardin dont j'ai la clef, et de m'ai 1er jeter dans un couvent , si le premier eipédient ne réussit pas.
LÉANDBB.
Eh ! comment pourriez-vous réussir à dégoûter de vous mou rival? Cela est impossible; vous êtes trop parfaite.
ANGÉLIQUE
Ne vous aveuglez noint, et laissez-moi faire : mais il but que de votre côté vous travailliez adroitement à faire revenir ma mère de ses préjugés pour lui. .
LOLIYE.
Nous avons" déjà concerté différents moyens pour cela.
ANGÉLIQUE
Je cannoise fond Je personnage qu'on me destine. C'est on provincial très-fat, qui a la folle de se croire le plus grand génie de l'univers, et qui s'est mis en tête qu'une fille n'a" de mérite qu'autant qu'elle a de science et d'esprit. Ii compte en même temps de trouver en moi un prodige d'esprit et de science , selon l'idée que mon père et ma mère lui ont donnée de ma personne, et e'est sur ce pied-là qu'il me recherche.
LOUVE
Je commence à entrevoir votre dessein.
ANGÉLIQUE
Mon dessein est d'avoir au plus Ht quelques conversations particulières avec lui, et d'y affecter tant de naïveté, d'ignorance et de bêtise, qu'il ne puisse pas me souffrir. En un mot, je vais faire l'Agnès. Et , comme son système est précisément le contraste d'Arnolphe, ne doutez point qu'il ne me trouve la plus maussade créature du monde. ■
. . LKANDRE.
Rien n'est mieux imaginé. D'ailleurs, il ne sera pas édifié des discours jroe nous lui tiendrons Lelive et moi-, et noua nous promettons....
ÂHftiLIQCE.
Faix. Voici ma petite soeur.