M«* ADAM , M. GALONIER , VALÈRE , HECTOR
VALBRE.
Je suis votre humble serviteur.
Bonjour, madame Adam. Quelle joie est la mienne! Vous voir! c'est du plus loin, parbleu, qu'il me i» adam. [souvienne.
Je viens pourtant ici souvent faire ma cour ; Hais vous jouez la nuit , et vous dormez le jour.
Y ALÈSE.
C'est pour cette calèche à velours à ramage ?
M™ ADAM
Oui , s'il vous plaît.
VALBBB.
Je suis fort content de l'ouvrage; Il faut vous la ■ payer...
(Bas à Hector, j Songe par quel moyen Tu pourras me tirer de ce triste entretien.
[HanL)
Vous, monsieur Galonier, quel sujet vous amène?
Je viens vous demander...
HECTOR, à H. Galonier.
Vous prenez trop de peine.
H. galoniek, a valftre.
Vous... -
HECTOR , à M. Galonier.
Vous faites toujours mes habits trop étroits.
H. GALONIER, k Valere.
Si...
HSCTOH, k M. Galonier.
Ha culotte s'use en deux ou trois endroits.
H. GALONIER , a valere.
' Dam rtdtllon originale- et dam celles de 173S et an 1760, on Ut: Il faut la payer. Dana la plupart des antrea édiliom, on Bti/I |faM LB payer.
Nous marions ma fille.
VALBRE.
Quoi! vous la mariez? Elle est vive et gentille; Et son époux futur doit eu être content.
M™ ADAM
Nous aurions grand besoin d'un peu d'argent compvalère. [tant.
Je veux , madame Adam , mourir à votre vue , Si j'ai...
, H™ ADAM
Depuis long-temps cette somme m'est due.
VALERE
Que je sois en1 maraud, déshonoré cent fois, Si l'on m'a vu toucher un sou depuis six mois !
Oui, nous avons tous deux, par pitié profonde, Fait vœu de pauvreté : nous renonçons au monde.
Que votre cceur pour moi se laisse un peu toucher ! Notre femme etl , monsieur , «or le point d'acooueber. Donnez-moi cent écus sur et tant moins des dettes.
HECTOR , a H. Gtlonlcr.
Et de quoi diable aussi , du métier dont vous êtes , Vous avisez-vous là de faire des enfants ? - Faites-moi des habits.
M. galonier.
Seulement deux cents francs.
VALBBB.
Et mais... si j'en avois... Comptez que dans la vie Personne de payer n'eut jamais tant d'envie.
HECTOR
S'il avoit quelques deniers comptants, Ne me paieroit-il pas mes gages de cinq ans ? Votre dette n'est pas meilleure que la mienne.
M™ ADAM
Mais quand faudra-t- il donc, monsieur; que je re- TALÈBE. [vienne?
Mais... quand il vous plaira... Dès demain; que hector. ( sait-on ?
Je vous avertirai quand il y fera bon.
H. GALONIER.
Pour moi, je ne sors point d'ici qu'on- ne m'en hector , a part. [ chasse.
Non , je ne vis jamais d'animal si tenace.
VALERE
Écoutez , je vous dis un secret qui , je croi , Vous plaira dans la suite autant et plus qu'a moi . Je vais me marier tout-a-fait : et mon père Avec mes créanciers doit me tirer d'affaire.