X. DBS MAEUBES
Vous feignez de ne pas entendre. Mais il ne Mloit pas parier devant Babet. Il n'y a plua d'enfants, je vous en avertis,
LA BABOIÏNB. '
Je veux mourir, si Je sais ce «oHI rw veut dire \ mais puisque vous ne voulez croire ni monsieur le Président, ni ces dames, ni imoi, nous avons ici le moyen de vous confondre. Approchez , Angélique ; il d'est plus question de garder le silène*) voyons si vous êtes une béte.
. AKQRLIQUB. i
Eteins! je ne sais plus ce que jesnis. .
Comment donc! parlez, parlez: faut-il tant presser une fille de parier? .
Que von» djrai-je? Tout ce quejopnés vous dire, C'est que je suis au desespoir:
la «abonni.
Au désespoir I et pourquoi? ' AB4RLIQU1.
Je suis dans une tristesse, dans une mssaneetie qui m'arrache des larmes-.
( tne pli*™. )
LA BAIOSHB. ■
Eh mon Dieu! qu'a-t-elle donc?
LB PBBSISBnT.
Elle rentre dans ses vapeurs.
LA BABONTE.
Vous voua moquez de mol , avec vos vapeurs ! ÀneÉtiQOB. ■
Oui, quand je vois ce monsieur des Masures, je le trouve si plaisant , si originel , si comique , que je ne puis ra'emnécber de rire. Ah , ah , ah !
O Ciell est-ce que l'amour lui' aurait tourné l'esprit? ' '■
ANGÉLIQUE, ptfiumt H. des MtiHret par U ùuiu.
Ne vous désespérez pas, mon cher Léandre.
ur. MES MAZBBRR.
Moi, Léandre 1
AROBLiQCk.
Ne veus désespérez pas, voua disje. H htre les yeux au ciel! La rage est pern te esrr ion visage! One vn-t-H faire? Il tire son épée 1 II veut se percer le coanr! Ah-, erud! ah, harbarel perce denc le eu en avant que de te priver du jour., Ou" , je veux espérer
(M. rtw Kiitira bit £an mire c<Mé. el ell* Court aprti lui.)
sous ws coups. Mais l'ingrat me fait, il m'échappe pour exécuter son dessein tragique. Non , non , je ne t'en donnerai pas le Joisir, je te suivrai partout. J'arrêterai ton bras , ou ton bras noua assassinera l'un et l'autre. Veux-tu que je vive après toi , pour me livrer à del Masures? Non; donne-moi cette épée ( Bile «Tacha Mpée de M. de» tlirara.) dent tu veux te servir pour me priver de ce que j'aime. J'en veux mire un meilleur usage , et je vais percer le cœur de ton rival.
( EMeeoQrtaprt» la Prêtaient, gni tait dirait elle.) LE PHSSIBBNT.
Arrêtes , mademoiselle : vous me prenez pour un autre : je ne suis point lé rival de Léandre ; je suis un grave magistrat, un président de l'élection.
M, «titiejetei dnale trateoll, tofte
LA PBEHIBltNTE.
Ah! mon cher époux, étes-vous mort ?■
'u pajUrpBNT.
Je crois que non, ma chère épouse; mais je n'en vaux guère mieux.
H. DES MÂZUBES.
Parbleu ! j'allois faire un beau mariage! Épouser unebéte enragée. Je vous balseles mains, madame
Hélas! mon cousin, attendes un moment, que nous voyions ce que ceci deviendra.
M. -DES MAZUBES.
Je suis votre Valet. Si elle m'alloit reconnottre !
LA BAnONBR.
Eh bien I.blebec de lui dter votre épée.
M. DES MAZUBES. ;
Dieu m'en préserve! Je lui en fois présent du meilleur de mon cœur.
Là. BAionn.
Ha fille , nia chère Angélique, rappelés vos sens,
ANGELIQUE latte lépée que M. de> «un™ prend m
phuvUê, «t elle Mot dé revenir à elle-même. , Ahl mon cher père, mon cher père]
LA. BABOHNE.
H4lasl elle méprend pour monsieur («Baron.
ANGÉLIQUE, M JeUat au genoai de u raère.
En quel, état me réduisez -vous? Ayez pitié de ma foiblesse. je ne vous l'ai point cachée. Mes tanne» et mes soupirs vous en avoient instruit , avant que ma bouche vous l'eut confirmée i mais vous m'avez abandonnée a l'autorité d'une mère inflexible, qui veut que sa volonté règle les mouvements de mon cour, et qui m'arrache au plus
aimable de tous les hommes pour me sacrifier à l'objet de mon aversion. (BieieHn,) Je ne- pais vous toucher; vous voulez tous deux n» mort, il faut vous sgtisfaire Allons, marche à moi! A la guerre, morbleu! à la guerre! Pa ta pa ta non, brrbrr pou. Aux armes, aux armes 1 (Eue chante.)
LA BAHON.TB, l'tnetanl.
Ah! quel égarement! Ma chère fille, ouvre les yeux, reconnois- ta mère. L'état où je te vois ranime toute la tendresse que j'ai eue pour toi. Malheureuse que je Buis! c'est moi qui ai causé son
extravagance.
M. SES MAZUHES.
Dites-raoi, madame, ces' accès-là lui prennentils souvent?
LI PRÉSIBEST.
Nous.nous étions aperças de sa maladie.