LA PH* SUINTE
Je prononce de même.
LA COMTESSE
Et moi ,. je le soutiendrai contre toute la terre.
AXQÉLIQUE.
Vous m'accordez l'esprit, vous m'accorde* la science. C'est me faire bien de l'honneur. Mais je serois bien plus flattée si vous m'accordiez le jugement et la raison. Heureuses et rares qualités!
Vous les avez aussi : nous- n'eu doutons pas.
ASeESJQDX.
Dites que je les avois , mais que je les ai perdues.
LA COMTESSE
Cela ne nous paraît point,
anoélîquH.
Vous ne vous en apercevrez- peut-être que trop tôt. Si vous me voyiez dans de noires vapeurs. . . . (Elle «meurtre-. ) LA COMTESSE.
■ Oh, oti! la voilà tombée dans une profonde rêverie ! Pourroit-on revoir, mademoiselle , à quoi vous pensez si sérieusement t
ANGÉLIQUE, ktgiunljto •orttr de>art*erie.
' Se pourrois-je point, tandis qoe je suis seule, me fixer h ftrot de ces deux différents systèmes de la physique moderne P , • ,
LA PEB«»WIÏE.
Tandis qu'elle est seule f ■
LA COMTESSE
Il y a du dérangement dans cet esprit-la.
ANGELIQUE
J'aime les tourbillons: mois j'ai peine* résister à l'attraction . Descartes ne ravit, et Newton m'entraîne.
Mademoiselle , laissez ces matières abstraites , et songez que nous sommes avec vous.
ANGELIQUE, feignant de II nrpriN.
Ah! c'est vous, madame la Comtesse : vous venez a propos pour me déterminer, et je suivrai votre avis. Le système des tourbillons vous paraît-. il préférable à celui de l'attraction ?
LA COMTESSE
Oh I je suis furieusement pourl'aHrectica. l'aime tout ce qui attire.
ANGÉLIQUE
Je m'en étois doutée. Et madame l«. Présidente î
LA FBÉSIDKNTÇ,
Pour moi , je me jette à. corps perdu dans les tourbillons. (An prttffent) Je ne sais ce que je dis , mais il faut lui répondre.
LA COMTESSE
Vous faites bien. Je me trompe fort si cette aimable fille n'extravagne pas de temps en tenus,
LA PHÉBjnftNTB-
Je crois, qu'à, force d'étudier elle s'est brouillé I* cervelle.
Icili-ec ..GoOglC
TIA , 0EUVRB8 CHOISIES I>E D.ESTOUCHES.
ABGÉuqm, «m> woiT rêve, Non, je ne reviens point de ma surprise rt de
non indignation.
LU PRÉSIDÂT, à 11 Comlessc .'
Voici quelque autre idée qui lui passe par la tête,
' AjrejtUQUE.
La bile me domina; j'entre- an fureur.
' ' la wrÉsnffl-tTE.
Ah! bon Dieu! prenons garde à nous.
ANGÉLIQUE
Oui, je. deviens fut ieuse, lorsque je pense qu'-uu original comme des Masures ose se flatter 4'ril». cer de mon cœur le digne objet de mon estime et de mon amour. Écoutez tous le serment que je fais. Je jure , par le Styx , que s'i| ne sa désista pas de sa prétention, il. ne mourra jamais que de ma main.
U COMTESSE
Sa cervelle s «chauffe.' Je crois qu'il est temps de «ou» «tirer. . ...
ANGÉLIQUE
Me traiter d'idiote, dlmbeMe , d'ignorante! ah , ah , ah ;' cela me fait rire.
( Bile rit à (orge déployte. ) LE PBES1DEKT. » la Président».
Voici une autre transition.. .
Je vois bien qu'elle a des accès de.folie.
ANGÉLIQUE
Il dit que je suis gaucbel Prenez garde à ces révérences. ( Elle tilt des réï«reoea. de trM-boone grâce.' j
Que je marche mal! Voyez de quel air j'entre dans une chambre; avec quelle grâce je m'y prends. I Elle cbuK etdwie «rata. ) Allons, monsieur lePrésident , un petit menuet avec moi.
Ll PUtUDITNT.
Excusez-moi , mademoiselle , je ne danse jamais. - ■ - i
ÀlTOÉtlorit.
Vous ne dansez Jamais! oh parbleu! nous danserons— — "-'-
LA PRESIDENTE, m Préttdent.
Dansez bien ou mal; ilne.&utpas l'irriter. Angélique chute, et ée leoqn cm toi
Altous, gui, monsieur le Président, Tenezvous droit , monsieur h Président. Tournez donc. En cadence. Ah ! que h Justice a mauvais» grâce '.
SCÊNÊ XIII.
LE PRESIDENT. , LA, PRÉSIDENT»: , LA. COM- TESSE, ANGÉLIQUE, LA ÛARONNE, H. DES HAZUHES.
Que vois-JB? luonsieur le Président uni enff avec ma fille!
tl PB.BSLTIENT.
Au moins, c'est elle qui l'a roula.
LABABOKXS.
Ètes-vous folle, rnuaUe, de faire diostr m grave magistrat ? ,
Il ne manque plus ici qu'un médecin: lafête «■
LA BAS.QNKE.
Angélique ! que veut dire ceci?
■ I.A PBSSLuEHTB.
He la tourmentez pas , madame.
Comiuent ! que joue ia b
LA OOMÏ
Non vraiment. Ne voyez-vous pas qu'elle ut
Dans ses vapeurs ! je ne toi cannois peut «"' «ahdieJà.
Il n'est piiifi possible ée la cacher; cet» ai wt rt.
rwuti
fort.
LABABON1IE.
iqueademoit .
M. SES MAIDBE*-
a des rameurs ? voilà un Ma»* perfection dont je ne m'étais pas aperçu.
LA. UABDKM.
Finissons ce hadiaage , je vous prie, t* «a*» au fait. Avez-vous ontntenu ou fille , et h l!* vcz-vous une idiote?
LE EKIIMM.
(lue idJMel demandez k madem* UComW
Interrogez madame la Présidente.
LA F*MinMTB.
C'est a mon cher époux à parler le presùcr.
Vos cérémonies me tuent. Paut-il tait *&?" pour dire un oui ou ua non ?
m: des haiubes.
Ne voyez-vous pas, madame, qu'ouate •»' faire rougir eu vous avouant la •éri lé?
LA FAUSSE AôHES, ACTE III, SCENE XIII.
lz Fftiuognr,
Si nous disons li vérité.
ce sera voua qui rougirez , assurément.
M. PU 1LUUHBB.
Moi t je rougirai?
LB r-BKSLOBfll . .
Oui ; vous devriez foire amende bonorabte à mademoiselle Angélique ; car je prononce qu'elle a tout l'esprit qu'on peut avoir.
LA r-BpsIDEMTE. .
C'est un prodige de science.
LÀ COMTESSE
Sa science et son esprit sont ornés de toutes les grâces qu'on admire dans les personnes les plus charmantes. Paris et la cour us peuvent rien offrir de plus parfait.
Eh bien ! monsieur des Masures?
M. 1ÛEE MiïURES.
Bon , bon ! ne voyez-vous pas qu'on se m neuf) de vous?
LE PRSS1BCHT>
Nous moquer de Madame t nul avons trop de respect pour elle.
x. dks nùmÉa.
Voua la flattez donc? ,
LÀCOHTBSSI.
Nous disons la pure vérité,; et il, est étonnant, monsieur des Matures , ««"avec tout l'esprit que vous avez, vous ayez pris h change à ce point-là. Mademoiselle est uneflile accomplie.
H. DIS MAZE&BS.
Oh ! vous me ferlez devenir fou. Je sais sien ce que |*ai vn, je aah bien ce que j'ai entendu ; je ne revois point, et je ne rêve point encore. U BUOfRRB.
Voilà une opiniâtreté que je ne puis plus soutenir. Allez, monsieur, tous ne méritez pas l'estime que j'avois pour vous , et je commence s me repentir.*..
m. dis is-izuna.
Oui, ont, fachez-vous, menez-vous. Je ne suis point dupe, je vous en avertis; vous avez beau vous entendre tous tant que vous êtes, on ne m'en donne point a garder. .
IJL ÏUOBS1.
Oh! c'est pousser ma patience â bout.
U. DBS MASURES.
J'en suis fâché.... Mais la petite Babet....
LA BABOHISB.
Quoi! la petite Babet?
M. DIS MAZOBBS.
Ah , ab ! ceci vous étonne ! La petite Babet n'est
pas «te idiote, elle Je voua Ja-dome pour la ntar fine peste qu'il y ait au monde.
i.a babottïtr.
Qu'a de commun Babet avec Azu^ene?