LE TAMBOUR NOCTURNE, ACTE I-, SCENE V
«■• CATAE..
Écoutez, moniteur, ce n'est pat pour me tan ter. mais je défie mes plus grands ennemis de pouvoir dire que j'aie jamais servi personne sans m'étre fait bien paver.
[.BANDEE..
Oh! je te crois. Hais revenons à notre affaire. La Baronne est-elle bien persuadée que je sois l'Esprit de feu son mari?
K™ C*ÏAO.
An moins paia-ja tous assurer que j'emploie toute mon adresse à l'en convaincre. Je lui dis a tout moment que son mari revient exprès, pour, l'empêcher d'épouser le Marquis en secondes
Redouble tes efforts, je te prie, pour m'endétir vrer au plus têt ; oar je commence à me lasser du personnage que je joue depuis quinze jours , et de
courir lotîtes les nuits dans ce vieux cbiteau comme un vrai lutin. Je risqué beaucoup.
M™ Ç AT AD i
Eh ! que risquez-vous ? Si quelqu'un s'avteoit de vous suivre, n'asea-vous pas une retraite sûre en cet endroit? Vous y «tes a l'abri de toutes les recherches. Il n'y a que moi dans la maison qui le connoisBe , et ce n'est que par un pur hasard que je l'ai découvert, en cherchant une cache pour certaines nippesque t'escemotois , et que je vnalois dérober à la vue des furieux. 11 faut qu'autrefois- on ait caché la de l'argent; car, entre vous et moi, j'y ai trouvé quelques vieilles espèces, que j'ai converties en espèces courantes.
LKANDBE.
Quoique cette retraite me paroisse 'fort sûre, je vent en sortir, dès que j'aurai chassé d'ici ce fade courtisan dont je suis jaloux, et que j'aurai mis ta maltresse dans la nécessité de m 'épouser. Je croîs que tout intrépide qu'il affecte de paraître , fl aura belle peur, quand il me verra sortir au travers du mur, sous là figure et les habita du) défunt. Je suis résolu de faire mon apparition ce soir au plus tard.
»■* CATAU
Je vais tout préparer pour qu'elle ait son effet. Mais on frappe. Rentrez au plus vite.