LA BARONNE, M™ CATAU
LA «ABONNE
Te voila bien agitée. De quoi s'agit-il?
M™ CATAU
Oh! madame, je suis dans une colère... Je lie ■aurais parler.
LAKABQ3SE..
Comment: que t'est-il donc arrivé ?
M0" CATAU
Rien : mais ce que. je viena de voir me met en
Eh bien ! qu'as-tu vu ?
Quoi! sa vue t'agite à ce peint? Tu devrais, ce me semble , y être accoutumée.
M™ C AT AU
Moi , madame ! je ne m'accoutumerai jasais a cet original-là. Ce qu'il vient de faire mériterait cent nasardes.
LA BAKOmB.
et qu'a-t-h* donc fait? voyons.
M"» CATAU
Comment ! il se donne déjà des airs de maître. Il prend possession du château, il le virile depuis te haut jusqu'en bas ; il dispose de chaque appartement ; il s'empare de celui de feu monsieur votre mari, il le trouve même trop petit, et il prétend l'agrandir. Mais vous né croiriez jamais jusqu'où va son impudence.
LA BAKOHI*E.
Comment !
m™ CATAU , pteanat.
Il m'a montré la cbaaabre dans laquelle il veut, dit-il , consommer le mariage.
LA.BAMMHIK, » put.
, Voilà effectivement un impertinent snooaàenr.
H»* CATAU
En vérité, madame, cela est insupportable. La baronne.
Il faut l'excuser ; c'est uu jeune homme sus expérience, qui ne sent pas la conséquence des choses qu'il dît et qu'il fait. Ce serait dommage de l'abandonner à lui-même; et je voudrais de tout mon cœur pouvoir le corriger de ses défauts.
M^CATAC.
Fi doue, madame! il ne mérite point que vous entrepreniez de le réformer : ce serait un outrage sans fin. Il faut aller au fait, et l'envoyer promener. Vous rêvez ?
LABAJUWNB.
Ne trouves-tu pas qu'au fond sa vivacité a quelque chose d'aimable?
K™ CATAIJ.
Moil je ne trouve en loi que ridicule et quimofi-
i franchement. Crois-tu qu'il
Lui! je vous garantis qui! a le goût true mauvais pour aimer autre. chose que mi-même. Parles-moi de Léandre, voilà l'homme qui vous aime.
LE TAMBOUR JfOCTURNK, ACTE II, SCENE VII.
Tu as beau dire : quand le Marquis exprime sa
passion, son discours • je ne sais quoi de naturel et de persuasif.