II. PINCE
me présente mal à propos ,
Ah! monsieur Pincé, vos visites sont toujours de saison.
M. PINCÉ
Tout le mondenrend du café dans îe grand salon : il faut bien que nous prenions quelque chose aussi , vous et moi. J'apporte deux biscuits et une petite huuteilk dé viade Saint -Laurent , qui, je crois, sera délicieuse.
■■• CATAU
Quelle politesse! Asseyez-vous , Je vous prie. Je vais chercher deux de- mes petits verres à ratafia. (KUainiortedMïRnBdivwrn.) Allons , à la santé de Madame ; je vous la porte.
M. PIRGB.
Je vous fais raison.... et en réitérant, à votre santé , madame Catau.
M** CATAU
A la vôtre , monsieur Pincé. Voilà une liqueur excellente ; je vous prie de m'en acheter une petite provision , et de la faire passer sur l'article du café.
Je vous le promets.
H» CATAD.
Je ne voudrais pas que mou nom parât sur ros mémoires.
M. PiKcd.
11 n'y paraît pas souvent, quoiqu'il soit écrit dans le registre de mon «but. Ha, ha, ha, bal
M«" CATAD.
Ha,bavha,ba! Vos plaisanteries outjenciait quoi de si doux, de si gracieux!
u. PIBCE.
A propos de registre, je riees do parcourir tous les miens, et je trouve que vous me devez quelque chose.
W> CATAO, d'un ilr «érieox.
Moi 1 Et qo 'est-ce que je vous dois ?
H. FIKCE.
Vous me devez votre cœur, eu échange du mien que jeTonsaidouné, Hé, hé, hé, bé! C'est une ancienne dette. Quand vonles-vous l'acquitter ? ■m CATAD.
En vérité, vous êtes le plus galant créancier que le
Trêve de compliments. Je ne me paie pas «te p«roles, madame Catau. Il faut me payer enespeeei-
Mmr CATAU, ïntanl dn mlniudcrie*.
Fidonc,monsieurPineé! vous me faites roorir. A vos inclinations.
H. HNCB.
De tout mon coeur. C'est à votre santé, madame Catau. Combien y a-t-if , madame Catau , que mon coeur a échoué contre J'+cuefl de vos griêttt Attendez.... je pense que ce fut le sixième janvier mil sept cent vingt. H y a seize ans que nous nous connoissons ; par conséquent il y a sein' ans que je vous aime.
Um* CATAU.
DKos plutôt , monsieur Pincé, qu'il y a «erre aas