‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1207 sur 1244 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

TJt ANDRE , M" CATAU.

( On entend frapper trob toops mr la (labour. )

*■* CATAU

Ah, ah Ile tambour a frappé trois fois. C'est le signal dont Leandre est convenu avec moi , quand il auroit envie de me parler. (Letaataar w amnirMi ~«pt.) Je tous entends , je vous entends. Sortez , monsieur le renard , sortez de votre tanière , et laissez-y votre tambour.

I La porte •ecrcte l'ouvre, et Léandn pirolL) LB ARDUE.

Eh bien t ma chère Catau , quelles nouvelles y a-

t-ild

M" CATAU

Je vous avertis que , si vous ne prenez garde à vous , vous serez conjure et chassé ce soir.

LSAHDHE.

Je me doutois bien qu'on avoit formé cette entreprise : car je me suis tenu tout le jour aux écoutes, et j'ai entendu certains mots qui m'ont fait soupçonner que quelque charlatan se faisoit fort de me bannir du château .

M™* CATAU

Vraiment ! il y a ici un devin qui se pique même d'Être sorcier, et qui promet à Madame de la délivrer de vous. Il prépare des conjurations terribles.

LBABDU.

Laisse-moi faire, je te réponds que je le conjurerai lui-même, et qu'il sera bien hardi si je ne le fais pas mourir de peur. Ce n'est pas lui qui m'inquiète, c'est le Marquis. Dans le cas où je me trouve, ce petit fat , qui est toujours auprès 4e ta maîtresse , est plus a craindre pour moi que vingt sorciers.

M"' CATAD.

A vous dire le vrai , il pousse vigoureusement st pointe. Ses impertinences ont fait plus de progrès en deux jours, que votre modestie et votre discret h» n'en ont fait en deux mois.

LÉAITDKE.

Aussi, suis-jebien résolu de changer mon attaque, si une fois tu peux me procurer une autre entrevue.

M" CATAU

Vous avez raison. Trêve de profondes révérences et de compliments respectueux. Tout cela n'est propre qu'à faire l'amour au travers d'une grille.

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