I.E MARQUIS
Tu es riche comme un juif, et je compte que tu me prêteras une vingtaine de mille francs, ou je te ferai rendre gorge.
M. PINCÉ, ipirt.
Quelle impudence 1
LE MARQUIS
Oui , si tu te comportes bien à mon égard , j'aurai de la bonté pour toi , et... je te ferai l'honneur
de t 'emprunter de l'argent.
M. PINCÉ, Spart.
Je ne puis m'empécher de rire , quand je songe à quel point ce jeune fou va se trouver loin de son compte. Je veux un peu me divertir à ses dépens. (Haut.) De sorte donc , monsieur le Marquis , que vous me promettez d'avoir bien de la bonté pour moi.
LE MAHQOIS.
Combien me donneras-ta pour être mon intendant?
■\ PINCE
Eh, mais! si je vous offrois deux mille écus?...
LE MARQDIS.
Fi donc! ce n'est pas assez.
«. PINCÉ
C'est pourtant plusque je ne vous donnerai. Hé, hé, hé, hé! Je m'en vais vous en dire deux raisons.
LE MARQUIS
Écoutons.
M. PINCÉ
La première, c'est que vous n'êtes point encore mon maître, ni le mari: de Madame; la seconde, c'est que vous ne le serez jamais. Hé, hé, hé! Je vous baise les mains.
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LE MAR7GES . Kld.
Ce fripon-là est aussi insolent que le Devin. Je veux être un maraud, s'ils ne s'a