‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 1214 sur 1244 · LA BARONNE , LE MARQUIS · texte numérisé non relu

LA BARONNE , LE MARQUIS

Ah ! vous êtes ici, «t tout seul ! Vous antres eh prits forts, vous aimez bien la solitude!

LE MARQUIS

Je n'étois pas seul. Je viens de parler à votre intendant. C'est une figure grotesque; il a ras d'un vieux cuistre. Comment pouvez -vous vous accommoder de sa conversation ?

LA BABONHB.

Je ne l'ai point pour sa conversation , mais pour prendre soin de mes affaires. Au reste , il a phu d'esprit que vous ne pensez , je vous en avertis.

LE MARQUIS

Tout ce qu'il vous plaira ; mais sa perse*» j l'honneur de me déplaire : il faudra lui donner son congé. Cet homme-là vous pille.

LA BAkOHRS.

Vous lui faites tort ; il a toujours eu la réputation d'un honnête homme.

LE MARQUIS

Vous croyez cela, parce qu'il est dévot.

LA BAR09NE

Auriez-rvous meilleure opinion d'un impie?

LE MARQUIS

Vous êtes bien aimable ; mais vous êtes m'en suspie. It faut donc être dévot pour vous plaire?

LA B ABONNE

Vous faites l'esprit fort; mais prenez garde > vous, et songez que le Devin vous a prédit qur vous ne vivriez pas long-temps.

LE MJ.ROCIS.

Ah, ah, ah, ah!

En vente, voilà une réponse bien spirituelle!

LE MARQUIS , lui bâtant 11 nain.

En vérité, vous êtes trop charmante.

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