X. PINCÉ
Elle est assez bien remise de sa frayeur. Madame Catau l'a fort rassurée, et je lui ai fait concevoir de grandes espérances du pouvoir de votre art.
LE BABON.
En effet , je suis sur de réussir depuis que vous ave/ eu l'adresse de tirer le secret de Catau. Je n'a urois jamais cru Léandre capable d'une entreprise si odieuse. Le traître veut tromper ma femme,
M. PINCÉ
Vous n'avez pas lieu de vous plaindre de lui. Souvenez-vous , s'il vous plaît, que vous êtes mort, et qu'ainsi vous n'avez plus de droit sur Madame; car la mort éteint la possession : c'est une maxime établie par la loi Quod haae.
LE BABON.
La peste soit de votre érudition ! Qu'est devenn le Marquis?
■T. PINCÉ
Il s'est sauvé à perte d'haleine ; et quand il a été à deux cents pas du château , il a envoyé chercher sa chaise, il a sauté dedans, et l'a fait partir avec tant de vitesse , qu'on l'a perdue de vue en un moment.
LE BABON.
L'aventure est plaisante; en un seul jour ma femme aura eu trois prétendants qui se seront succédé l'un à l'autre, Léandre a chassé le Marquis , et je ferai déguerpir Léandre.
M. PINCÉ
C'est comme un clou qui chasse l'autre. Ha, tu, ha, ha! Pardonnez-moi cette petite saillie de garté.
LB BABON, à put.
Fut-il jamais pédant pins impertinent qoe celuici ?msis je l'excuse, parce qs'il est bon homtne et qu'il me sert d'affection. (Haut.) Je veux me venger de la trahison de Léandre, en )e chassant d'ici d'uur manière qui le couvre de honte, et qui lui donne un ridicule pour tout le reste de sa vie. Souvenex-