DORANTE, ANGÉLIQUE, NÉRINE, M"" LA RESSOURCE
DOHAKIB.
Ils prennent leur parti. J
W" LA BESSOCBCE.
La rencontre est plaisante !
Je l'ai démarquisé bien loin de son attente : J'en voudrais faire autant à tous les faux marquis.
î NÉ ai NE.
Vous auriez 1(par ma foi , bien à faire à Parts. -Il est tant de traitants qu'on voit, depuis la guerre, JEn modernes seigneurs sortir de dessous terre , ■ Qu'on ne s'étonne plus qu'un laquais, un pied-plat, . De sa vieille mandille achète un marquisat. ANGÉLIQUE, à madame ta Hewource.
Vous avez découvert ici bien du mystère.
m"" la bessoubce.
De quoi s'avise-t-il de me rompre en visière ? Hais aux grands mouvements qu'en ce lieu je pais Madame se marie. [voir,
WBBINE.
Oui , vraiment , dès ce soir ,
J'en aibiendelajoie.il faut que je lui montre
* cotijota-, on lit, Lt citt eoat tienne
Deux pendants de brillants que j'ai la de rencontre. J'en ferai bon marché. Je crois que les voila ; Ils sont des plus parfaits. Non , ce n'est |ias cela ; C'est un portrait de prix, mais il n'est pas à vendre.
KÊBINE.
Faites- le voir.
Mm* LA BESIOUBCE.
Non, non; on doit me le reprendre.
SERINE, le lui «raclant.
Oh! je suis curieuse; il faut me montrer tout. Que les brillau ts sont grosllls sont fort de mongout.
Muîsque toit-je, grand» dieui! Quelle surprise extrême ! Aurois-je la berlue? Eh! maioi, c'est lui-même. Ah!...
(Bile (Ut nn grand cri.) ANGÉLIQUE.
Qu'as-tu donc, Nérine? et te trouves-tu mal?
KÉBIHB.
Votre portrait , madame , en propre original.
ANGÉLIQUE
Mon portrait 1 Es-tu folle ?
ITÉBINE , pleurant.
Ah! ma pauvre maltresse, Faut-il vous voir ainsi durement mise en presse P
Mn* LA BRSSOUB.CE.
Que veut dire ceci ?
ANGÉLIQUE, à NériM.
Tu te trompes. Vois mieux.
NÉBINE.
Regardez donc vous-même , et voyez par vos yeux.
ANGÉLIQUE
Tu ne te trompes point, Nérine; c'est lui-même; C'est mon portrait, hélas ! qu'en mon ardeur extrême Je viens de lui donner pour prix de ses amours , Et qu'il m'avoitjuré de conserver toujours.
M*" LA BESSOUBCE.
Votre portrait ! Il est à moi , sans vous déplaire ; Et j'ai prêté dessus mille écus à Valère.
ANGÉLIQUE
Juste Ciel !
NBRINB.
Le fripon 1
DOSANTE, prenant le portrait.
Je veux aussi le voir.
M.™ LA BBSSOUBCS.
Ce portrait m'appartient , et je prétends l'avoir.
DORANTE, ï madame ta Benoarce.
Laissez-moi le garder un moment , je vous prie : C'est la seule faveur qu'on m'ait faite en ma vie. ,
ANGÉLIQOB.
C'en est tait ; pour jamais je le veux oublier.
S'il met votre portrait ainsi chez l'usurier ,