SCÈNE TIII
GÉRONTE , ANGÉLIQUE , VALERE , DO- RANTE, NÉRINE, M~ LA RESSOURCE, HECTOR.
GÉRONTE, à Angélique.
Que mon âme est ravie De voir qu'avec mon fils un tendre hymen vous lie !
J'attends depuis long-temps ce fortuné moment. Son cœur ressent , je crois , le même empressement.
GÉRONTE
De vous trouver ici je suis ravi , mon frère. Vous prenez, croyez-moi , comme il faut cette af- Et L'hymen de madame, à vous en parler net, [ faire; N'étoit, fin vérité, point du tout votre fait.
Il est vrai.
GÉRONTE , a Angélique.
Le notaire en ce lieu va se rendre; Avec lui nous prendrons le parti qu'il faut prendre.
NÉRINE
Oh ! par ma foi , monsieur, vous ne prendrez qu'un Et le notaire peut remporter son contrat. [ rat ;
AMONTS.
Comment donc ?
ANGÉLIQUE
Autrefois mon cœur eut la faiblesse De rendre à votre fils tendresse pour tendresse; Mais la fureur du jeu dont il est possédé. Pour mon portrait enfin son lâche procédé , Me font ouvrir les yeux; et, contre mon attente, En ce moment , monsieur, je me donne à Dorante.