‹ Œuvres choisies de DestouchesChapitre 144 sur 1244 · VI, I · texte numérisé non relu

VI, I

o IV, 1

parle de son père i

Et a'sta-veai ]auuls ta que n pérr-U I

T qui lut

OEUVRES DE REGNARD

qu'il vient de tendrait on U l'a envoyé, et lui rend un fidèle compte de ta commission '. Vous le prendrlei souvent pour tout ce qu'il n'ai pu : pour na stupide ; car 11 n'écoute point , et 11 parie encore moin! t pour un fuu ; car, outre qu'il parte tout seul , il eat sujet a de certaine* grimaces et a dci moaremenla da tête Involontaires : pour un homme fier et Incivil ; car voua le uluei , et 11 pote lant roui regarder, ou U vodi regarde sans vous remire le natut i pour on Inconsidéré ; or II parle de banqueroute au milieu d'une famille où Il y a celle tache, d'exécution et â'éehafaud devant un homme dont le père y a raouU . de roture devant les roturiers qui «ont riches et qui H donnent pour nobles. De même 11 a dessein d'élever auprès de toi un fUa naturel sous le nom et le personnage d'un ralet; et quoiqu'il veuille le dérober 1 la ronnolssancsdfi sa [emme el de se» entants , Il lui échappe de l'appeler son fils dli fols le jour. U a pris aussi la résolution de marier son fils lia fille d'un homme d'atE>tret,etllne laisse pasde dire de temps en temps, en partant de- u maison et de ses ancêtres, que lea Ménakjne ne se sont jamais messines. Enfin il n'est ni présent ni attentif dans une compagnie » es qui lait le sujet de iJconversatlon; il peine et U parle louia k Mi . mais la chose dont il parie est rarement celle t laquelle Il pense : aussi ne parie-t-U guère conséquent ment et arec suite. Quiidil non, sotweRl U faut dire, oui; et ou il dit oui, crgyex qu'il nul dire non. // a, en roui répondant il jutte. Ici yeux fort ouverU,ntaii Une t'en sert point ; il ne regarde, ni veut, ni personne, nirlenqaiiaoffati monde". Tout ce que rompouiei tirer de lui, et encore dans le temps qu'il est le pins appliqué et d'un me illeur .commerce . ce mol ce* mots : Oui vraiment 1 C'est vrai. Bon ! Tout de bon. Onida , Je pense que oui . Assurément . Ah ! del ! et quelque* autres monosyllalles qui ne sont pas même placé) a propos. Jamais amat 11 n'est arec cens avec qui il paraît tiret U appelle sérletuéuient sou laquait monsieur, et son ami m'appelle la Verdure; il dit Votre Révérence à un prince du sang , el Votre Altesse a un Jésuite ; 11 entend ta même, le prêtre vient a étemuer. il lui dll : Dieu vous assiste . Il se trouve avec un magistral : cet homme, «rare par son caractère, vénérable par ■on âge et par sa dignité, l'Interroge sur un événement, el lut demande si cela est ainsi ; Hénahnic lui répond : Oui. mademoiselle. ïl rerient une [ois de la campagne, tes laquais en H- " de le voler et j réussissent; Ils descendent .ils lui portent un bout de flambeau sous la la rend. Arrivé chei sol, U raconte son aventure k ses amis . qui ns manquent pas de l'interroger sur les circonstances , et 11 leur dit i Demande* a

C'est mains an cartclère particulier que donne La Bruyère qu'au recueil de fait* de dulracUon*. Regnard a fait usage de plusieurs de ce* faits, mai» il en ■ d'antre* qui lui appartiennent ; et l'un peut juger, par le rapprochement que août avons fait de ceux dont il a [ail usage, combien iletl Injuste de leur attribuer tout le s noce» de la comédie , an point de dire que Keguard n'a fait que mettre le morceau de La Bruyère , partie en action, partie en récit.

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il .la la*

e vm du troisii

■ Voies le portrait que Carlin lait de son maître, acte 11,

essentiel que l'on a fait I ce poète, c'est d'avoir choisi un sujet vlciem et d'avoir rais sot la scène nn ridicule prélemiu, parce que , dit-on, U ne dépend potnt de noua d'être on de n'être point distraits ; c'est , non un ridicule , ni même un vice , malt un début purement physique.- et l'on ajoute qu'il a été" aussi déraisonnable de mettra sur la scène on distrait, qu'il le aerolt d'y, mettre un bolteui , an aveugle , etc.

On convient que celle critique etl jimte i certains égard*. Cependant ou observe que U distraction eat plus souvent Un lice d'hablludc qu'un défaut naturel. Non* sommes distrait*, parce que notre imagination, trop fortement occupée d'un objet quelconque , ne noua permet paa la moindre attention sur lea chose» qui noua environnent; c*e*t pourquoi ce défaut etl communémeui celui de* personnes occupée! de grande* affaire». H est donc poteus» de prévenir ce déniai el de t'en corriger , et ee n'est point an rire barbare que celai qu'eicilent les méprise* puisante* que la distraction peut produire.

Lora de la reprise da Distrait , en IT3I , l'abbé Pélegrin Ht imprimer, dans le Mercure de France, du mois de juillet de la même année , une critique de cette pièce qui ne mérite pa* la peine d'être réfutée.

Il reproche a Regnard de n'avoir produit que de* caractère* vicieux. Le chevalier est un peUt-mattra dn plut mauvais ton, bas et crapuleux; M"* Grognac etl une grondeuse insupportable et une mauvaise mère ; Vatère , une espèce d'imbécile qui a une affection déraisonnable pour son neveu, le chevalier; enfin Léaudre , qui eat le principal personnage de la pièce , et celui dont U a voulu étaler la principal ridicule , n'est qu'une espèce de fou. L'intrigue de la pièce est misérable, et le dénouement est une mauvaise copie de celui de noa Femme* Savante*. Le critique finit par celle phrase : Cela n'empêche pat qu'on ne doive rendre à. H. Regnard la justice qui loi etl due ; c'est que personne n'a mieux possédé que lui le talent de faire rire , et c'est par là que tes pièce* de théâtre (ont plut aimée* qu'elle* ne timt estimée*.

C'est ainsi que a'eiprimoit sur le compte d'un de un* poète* comique* lea plut etlimablet , un misérable auteur qui u'étoit connu au théâtre que parte* chute*, et dont le nom , ainsi que celui de Colin , ne servir» jamais qu'à caractériser la médiocrité. Mai» qu'en esl-it arriver La critique de l'abbé e*t demeurée ensevelie dans le Mercure, où personne ne l'aviaera jamais d'aller la lire, et la comédie de Keguard jouit et jouira toujours du «iccèa le plni mérité.

Le caractère du distrait eat celui d'an homme vorMax. et rtdteale , qui Intéresse par le* qualité* de ton eœuT t en même temps qu'fi nout hit rire par les Iravenueaoa esprit; ainsi Molière avait produit auparavant le* toéice» effet* dam ton rôle du misanthrope.

Le chevalier eat na libertin te! que l'éloienl autrefois uni petlta-maltrei, et la portrait chargé qu'en* fait Regnard en étoit d'autant plut propre t le* faire mugir de la bsasetae de leur* intimations et da la dépravation de

La foibleste de Valere pour ce jeune débauché provient de l'eilréme pusillanimité de ton caractère; e'êtl on de cet limlde* vieillards qui savent étaler le* meilleures maii-

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